Affaire VLR : la défense dénonce un accès limité au dossier et une garde à vue jugée abusive
Réunie en conférence de presse le vendredi 12 juin au gymnase d’Oloumi, à Libreville, la mission VLR International est revenue sur l’interpellation de l’apôtre Georges Olivier Mbazaboua. À cette occasion, son avocat, Me Béranger Nzé, a dénoncé une procédure qu’il juge opaque, évoquant notamment un accès restreint au dossier et une garde à vue qu’il estime abusive.

L’avocat de la défense, Me Béranger Nzé, pour l’affaire VLR. © L’Union
Le fondateur de l’Église VLR International a été interpellé la semaine dernière dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés d’abus sexuels et d’abus de confiance. Depuis son arrestation, plusieurs zones d’ombre subsistent et la toile s’enflamme, selon la défense, qui affirme ne pas disposer des éléments lui permettant d’assurer pleinement sa mission.
Face à la presse, vendredi 12 juin à Libreville, l’avocat de la défense, Me Béranger Nzé, a indiqué que son client aurait été appréhendé à la sortie d’une salle de sport par des agents qu’il présente comme non identifiés, avant d’être conduit dans les locaux de la Direction générale des services spéciaux (DGSS), où il serait retenu depuis plus d’une semaine.
Dans cette lancée, il a soutenu que deux procédures antérieures engagées contre son client, l’une à la Police judiciaire (PJ) et l’autre à la Direction générale des recherches (DGR), auraient été classées sans suite par le parquet pour insuffisance de preuves.
La défense affirme par ailleurs ne pas avoir accès au dossier de la procédure, ignorer l’identité précise des plaignants et ne pas pouvoir s’entretenir librement avec son client. Une situation qui, selon elle, porte atteinte aux droits de la défense.
Très critique à l’égard de la procédure engagée, Me Béranger Nzé considère également que la durée de la garde à vue dépasse les limites fixées par la législation gabonaise. Selon les proches de l’apôtre Georges Olivier Mbazaboua, cette prolongation de la privation de liberté, en l’absence d’informations précises sur les faits qui lui sont reprochés, s’apparente à un règlement de comptes.
Thécia Nyomba















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