Le marché gabonais des assurances a traversé un début d’année particulièrement contrasté. Selon la dernière Note de conjoncture sectorielle de la Direction générale de l’économie et de la politique fiscale (DGEPF), le chiffre d’affaires du secteur a chuté de 48,6 % au premier trimestre 2026, après un recul de 5,8 % au trimestre précédent. Cette contre-performance s’explique notamment par le renouvellement tardif de certains contrats et l’annulation d’autres. Malgré ce décrochage trimestriel, l’activité demeure en progression de 7,7 % sur un an. Ce qui explique une situation moins dégradée lorsqu’elle est appréciée en glissement annuel.

Le marché gabonais des assurances a traversé un début d’année 2026 particulièrement contrasté (Illustration IA). © GabonReview

 

Au premier trimestre 2026, le secteur gabonais des assurances a connu un net retournement de tendance, avec un chiffre d’affaires en baisse de 48,6%, après un recul de 5,8% au trimestre précédent. À fin mars, la branche Non vie concentrait l’essentiel de la contraction, avec une baisse de 54,9%, tandis que l’assurance Vie résistait avec une progression de 8,7%. En glissement annuel, le marché conserve toutefois une hausse de 7,7%, signe d’une activité globalement encore résiliente.

La branche Non vie concentre en effet l’essentiel des difficultés

La branche Non vie concentre en effet l’essentiel des difficultés. Son chiffre d’affaires s’est contracté de 54,9 % au premier trimestre, sous l’effet du non-renouvellement de certaines garanties liées notamment au «Total Transports», à la «Maladie» et aux «Dommages aux biens». Ce recul tranche avec la baisse de 18,6 % enregistrée trois mois auparavant. Sur douze mois, toutefois, la branche conserve une dynamique positive, avec un chiffre d’affaires en hausse de 9,4 %.

À l’inverse, l’assurance Vie et Capitalisation affiche une progression de 8,7 %, portée par le fort dynamisme des produits «Epargne» (+103 %) et «Mixte» (+106 %). En glissement annuel, cette branche a progressé de 2 %.

L’évolution des sinistres réglés témoigne également du ralentissement de l’activité. Au premier trimestre, la charge totale des sinistres payés a enregistré une décélération de 68,1 %. Une tendance imputable à la mauvaise tenue des règlements aussi bien en Non vie qu’en Vie. Cette contraction s’est accompagnée d’un net recul des commissions versées aux courtiers d’assurance, tombées de 59 % sur le trimestre et de 40 % sur un an. En Non vie, elles ont diminué de 58,2 %, tandis qu’en Vie, la baisse a atteint 75 %.

Cette évolution traduit, selon la DGEPF, «le développement des capacités commerciales propres des compagnies d’assurances» à travers l’ouverture de nouveaux points de vente.

Restaurer la dynamique commerciale tout en consolidant les nouveaux canaux de distribution

La montée en puissance des réseaux directs et de la digitalisation apparaît ainsi comme l’un des changements structurels du marché. Les compagnies développent leurs propres bureaux et renforcent les services numériques proposés à leur clientèle. Elles réduisent, de ce fait, mécaniquement le recours aux sociétés de courtage.

Le premier trimestre 2026 présente donc un bilan à deux vitesses, à savoir une forte contraction de l’activité à court terme, particulièrement marquée en Non vie, mais une résistance de la branche Vie et une croissance du chiffre d’affaires en glissement annuel. Pour les assureurs gabonais, l’enjeu consiste désormais à restaurer la dynamique commerciale tout en consolidant les nouveaux canaux de distribution et la transformation numérique du secteur.

 
GR
 

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