HABANA

 

Interpelée par l’association SOS Prisonniers Gabon sur la situation du jeune Vasseur Ngoye Missono ayant bénéficié en mars dernier d’un non-lieu partiel après avoir été incarcéré dans l’affaire dite Leona Cyrille Moussavou, complice du meurtre de son petit ami en 2019, Erlyne Antonela Ndembet-Damas a récemment évité à la famille du jeune compatriote de débourser les 150 000 FCFA que lui réclamait un juge d’instruction pour rentrer en possession de son jugement.

Le jeune Ngoye Missono (entouré) aux côtés de ses anciens complices présumés, en mars 2019. © D.R.

 

Vasseur Ngoye Missono a bien failli demeurer plus longtemps à la prison centrale de Libreville. Grâce à l’intervention de la ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le jeune compatriote a finalement été libéré le mercredi 21 avril, alors qu’il avait bénéficié d’un non-lieu partiel du juge d’instruction depuis le 9 mars dernier. Il a donc passé 42 jours de plus en détention, regrette l’association SOS Prisonniers Gabon qui a œuvré à sa libération en informant Erlyne Antonela Ndembet-Damas de la «tentative d’arnaque» dont le jeune homme et sa famille étaient victimes de la part d’un magistrat.

Président de l’association, Lionel Ella Engonga a en effet écrit le 15 avril dernier à la Garde des Sceaux pour dénoncer le comportement répréhensible du juge d’instruction ayant prononcé le non-lieu partiel en faveur du jeune Vasseur Ngoye Missono. «Le juge d’instruction, après avoir instruit l’affaire, a rendu le 9 mars 2021 une ordonnance de non-lieu partiel avec mainlevée du mandat de dépôt décerné à l’encontre de Monsieur Ngoye. Une fois cette ordonnance rendue, le juge d’Instruction a contacté par téléphone les parents de Monsieur Ngoye pour leur demander d’apporter la somme de 150 000 FCFA, somme correspondant au montant de l’expédition à retirer. Cependant, il se trouve que les parents de Monsieur Ngoye n’ont pas les moyens financiers nécessaires pour retirer cette ordonnance de non-lieu partiel, et cette situation fait en sorte que le jeune Ngoye soit jusqu’à ce jour dans les liens de la prévention», a raconté le jeune juriste dans la correspondance que Gabonreview a consulté.

Le président de SOS Prisonniers Gabon l’assure, «le cas de Monsieur Ngoye n’est pas isolé. Depuis quelque temps, les justiciables sont de plus en plus abusés  par certains magistrats et greffiers qui n’hésitent plus à dépouiller les pauvres justiciables au mépris du principe de la gratuité du service public».

Vasseur Ngoye Missono avait été incarcéré deux ans plus tôt. Il avait été cité dans l’affaire dite Leona Cyrille Moussavou, la jeune lycéenne qui s’était rendue complice du meurtre de son petit ami en mars 2019, à Libreville.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. RECONCILIATION dit :

    Ce cas serait il isolé? Madame la Ministre recensez voqs prisons et publiez les résultats et dites nous les sanctions appliquées aux fonctionnaires indelicats qui détruisent la vie des citoyens. En ne sancrtionnant pas vous encouragez ces magistrats indélicats qui piétinent cette fonctions qui veille à la bonne marche de la société. Ce qui donnerait un cachet particulier à votre Administration de la JUSTICE ? sde DEn

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