Avant les brigades répressives, la pédagogie : Eugène M’ba mise sur la sensibilisation pour un Libreville propre
Le maire de Libreville, Eugène M’ba, a lancé, le 28 septembre, dans le quartier Louis, au 1er arrondissement, la campagne de sensibilisation environnementale contre l’insalubrité et l’incivisme dans le Grand-Libreville. Entouré notamment de ses adjoints, du maire d’arrondissement, il est allé au contact des commerçants et des populations pour rappeler l’importance de préserver la propreté des espaces publics et des abords des commerces. Une énième opération de sensibilisation qui, espère-t-on, doit pouvoir ramener de l’ordre dans la cité.

Le maire de Libreville, Eugène M’ba, et sa délégation sensibilisant les opérateurs économiques sur les bonnes pratiques en matière de salubrité. © D.R.
À Libreville, la propreté devient une exigence civique. Le lundi 28 septembre, le maire Eugène M’ba a donné le coup d’envoi d’une vaste campagne de sensibilisation contre l’insalubrité et l’incivisme, débutant au premier arrondissement, notamment dans le quartier Louis. Accompagné de ses adjoints, l’édile a sillonné les commerces pour rappeler aux gérants et aux populations leur devoir d’entretenir les devantures et de respecter les règles de gestion des déchets.
Cette phase pédagogique précède, en effet, le déploiement des Brigades de lutte contre l’insalubrité et l’incivisme, chargées de constater les infractions et d’appliquer les sanctions prévues par les textes. «Une ville propre est l’affaire de tous», a déclaré Eugène M’ba, soulignant que l’accumulation des ordures, le curage négligé des caniveaux et l’occupation anarchique des espaces publics dégradent le cadre de vie, favorisent les nuisibles et exposent les riverains à des risques sanitaires. L’objectif est donc d’installer un réflexe de responsabilité collective avant que la répression ne prenne le relais.
Inscrire définitivement Libreville dans une dynamique de salubrité

© D.R.
Cette opération de proximité vise, ainsi, notamment à renforcer les bonnes pratiques en matière de gestion des déchets et d’entretien des devantures. Un enjeu de cadre de vie, alors que l’insalubrité peut dégrader durablement l’environnement quotidien des populations. La municipalité entend ainsi agir, en amont, avant le passage à cette phase répressive.
La campagne se poursuivra dans les différents arrondissements avec les brigades sectorielles. Dans les premier et troisième arrondissements, les équipes municipales, accompagnées notamment de l’Inspection générale municipale, des directions générales de l’Environnement et du Cadastre, ont poursuivi le porte-à-porte auprès des populations et acteurs économiques. Toute chose ayant amené le maire à appeler tout un chacun à adopter des comportements responsables pour inscrire définitivement Libreville dans une dynamique de salubrité.
«Cette campagne n’est pas la première. Il y a eu d’autres et elles n’ont pas souvent porté des fruits. Maintenant qu’on parle de sanctions et que chacun devient responsable, je crois que les choses vont favorablement avancer», a noté un habitant de la capitale.
















1 Commentaire
Mr le Maire, c’est la deuxième fois que vous arrivez à l’hôtel de ville de Libreville et c’est le deuxième fois que vous lancez une campagne de sensibilisation sur le phénomène de l’insalubrité et de l’incivisme des populations de notre capitale. Tous vos prédécesseurs l’ont fait sans discontinuer. Malheureusement, rien ne change. Nous ne pouvons pas éternellement sensibiliser les gens qui ne changent pas leurs habitudes de vivre. Il est temps de réprimer. Trop de sensibilisation nuit la sensibilisation. Il faut désormais réprimer. On ne peut pas faire des omelettes sans casser les œufs. Merci