Jusqu’à la fin du mois de juin, les prix du carburant à la pompe seront élevés. Alors que les transporteurs menaçaient d’augmenter eux aussi les prix des trajets, la Coalition des transporteurs terrestres a jugé de son inopportunité compte tenu du contexte économique difficile.

Jean-Robert Menié, président de la Coalition des transporteurs terrestres. © D.R

 

Pour faire face à l’augmentation des prix du carburant à la pompe en ce mois de juin, le Syndicat autonome des taximen du Gabon (Satag) proposait d’augmenter les prix du transport en passant du simple au double, voire au quintuple. Après avoir pris acte de cette augmentation, la Coalition des transporteurs terrestres s’est exprimé sur la question le week-end écoulé.

Bien que nous désapprouvant cette augmentation, la Coalition a estimé qu’«il n’est pas d’actualité pour l’instant d’asphyxier les populations gabonaises qui peinent déjà à joindre les deux bouts». Disant tenir compte du contexte économique difficile, la Coalition signale cependant que cette augmentation du prix du carburant «obère de manière substantielle, les recettes déjà amaigries des opérateurs et présente des menaces d’augmentation des coûts de transport qui seraient préjudiciables aux populations gabonaises». Elle dénonce «cette hausse de trop» qui étrangle ce secteur d’activité et appelle au changement de cet état de choses. «Le mécanisme d’indexation et les distorsions dans la structure des prix ne doivent pas continuer à précariser notre secteur d’activité», a déclaré le président de la Coalition des transporteurs terrestres, Jean-Robert Menié.

Ceci, d’autant plus que les contrôles routiers n’arrangent pas la situation. Après avoir donné au gouvernement un délai d’un mois pour que cesse le racket, la Coalition déplore le fait que «les consignes données par le ministre de l’Intérieur ne sont pas suivies sur le terrain». «Les agents de la police nationale et les transporteurs ont gardé les mêmes réflexes de remise de sommes d’argent malgré la sensibilisation des syndicats. Concernant la gendarmerie nationale, silence radio», a déclaré Jean-Robert Menié soupçonnant une «crise d’autorité». Pour protéger les transporteurs, la Coalition a prévenu qu’elle a lancé une Caravane de pression intense (CPI) à l’endroit des entités concernées. «Cette caravane sera sur le terrain pour initier de nouveaux contacts directs avec tous les ministres concernés par ce phénomène et les institutions et au bout de la chaîne, le Premier ministre», a expliqué Jean-Robert Menié.

Si la sortie de la Coalition rassure les usagers des transports en commun, il reste que sur le terrain, les coûts du transport ont considérablement augmenté depuis belle lurette sans que le gouvernement ne prenne au sérieux ce problème qui accable pourtant les foyers les plus modestes.

 
 

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