Révélées le 13 juin sur Facebook par Marcel Libama, membre du principal syndicat des enseignants, un cas de « fraude massive» orchestré par Sosthène Mondjo Ngachedi, proviseur du lycée d’Iboundji, a été enregistré au Lycée Paul Moukambi d’Iboudji durant les épreuves de Français et Espagnol au Brevet d’études du premier cycle (BEPC).

Image à titre illustratif. © D.R.

 

Débutées le 11 juin sur l’ensemble du territoire, les épreuves du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) sont émaillées de cas de fraudes flagrantes, décelées au centre d’examens d’Iboundji, dans l’Ogooué-Lolo.

La révélation fracassante a été faite ce 13 juin sur Facebook par Marcel Libama, éminent syndicaliste. Interrogé sitôt par Gabonreview quant à la véracité de ses informations, le membre de la Convention nationale des syndicats de l’éducation nationale (Conasysed) a confirmé et réaffirmé ses révélations. Marcel Libama dit avoir été alerté par des syndiqués de la Conasysed affectés dans la localité.

À en croire le Conseiller stratégique de la Conasysed, la fraude est orchestrée par Sosthène Mondjo Ngachedi, proviseur du lycée Paul Moukambi d’Iboudji. Au demeurant enseignant de français au collège Notre-Dame de la Salette de Koula-Moutou, cet homme a «délibérément procédé à la correction de l’épreuve de français dans une salle de classe sous les regards complices des forces de l’ordre commis pour surveiller les examens et du président du centre Roddy Mbengha Ndong, et donné les réponses à tous les candidats», a affirmé Marcel Libama. La pratique s’est à nouveau «produite lors de l’épreuve d’Espagnol», indique le leader syndical, ajoutant que le même procédé de fraude a été enregistré à Franceville dans le Haut-Ogooué.

Pour Marcel Libama, ce stratagème «est devenu monnaie courante dans les deux provinces à chaque examen». Pour preuve, relève, le syndicaliste, «les proviseurs d’établissements dans le Haut-Ogooué et l’Ogooué-Lolo sont originaires de ces deux provinces». «Ces derniers sont maintenus pour leurs prouesses dans l’organisation des fraudes», a regretté le syndicaliste.

S’il s’est indigné de ces pratiques, Marcel Libama souligne qu’il assume ses révélations. Le syndicaliste met quiconque au défi de lui apporter des éléments de preuve contraires à ses révélations. Par la même occasion, il a invité le procureur à se saisir de l’affaire afin de mettre hors d’état de nuire les auteurs de ces pratiques d’un autre âge.

 
 

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