Pascaline Mferri Bongo, la sœur aînée d’Ali Bongo, sera interrogée par le juge en charge de l’affaire des biens mal acquis. Dominique Blanc a requis la présence de la gestionnaire du patrimoine des Bongo à Nanterre (France), en décembre.

Pascaline Bongo sera interrogée, par le juge en charge de l’affaire des biens mal acquis, en décembre à Nanterre. © D.R.

 

L’affaire des biens mal acquis a-t-il entamé son sprint final, en ce qui concerne la famille Bongo ? Un an après la reprise en main de l’affaire, le juge Dominique Blanc prévoit d’interroger Pascaline Bongo, deux jours durant, le mois prochain (décembre) à Nanterre, en France, informe, ce mercredi 20 novembre, La lettre du continent.

La sœur aînée du président Ali Bongo est la mandataire du conseil de famille et gestionnaire du patrimoine familial. «C’est à ce titre qu’elle a été convoquée», précisent nos confrères. Par ailleurs, «plusieurs fils et filles d’Omar Bongo ont déjà̀ été́ convoqués par le juge le mois dernier (en octobre, ndlr), certains découvrant, à l’occasion de ces convocations, qu’ils étaient actionnaires de la SCI familiale à Paris».

Depuis 2016, la justice française a confisqué plusieurs biens immobiliers de la famille Bongo à Paris, acquis dans les années 1970 et 1980. Des biens dont la valeur serait comprise entre 32 et 39 milliards de francs CFA. La convocation de Pascaline Bongo semble marquer, pour le Gabon, une étape déterminante dans le sprint final pour l’affaire des biens mal acquis. Début janvier, Dominique Blanc avait déjà fait perquisitionner un des appartements de Pascaline Bongo, situé à l’avenue Foch, à Paris.

 
 

7 Commentaires

  1. Michel BOUKA RABENKOGO dit :

    BWETE se propose partie civile. BWETE. /
    ……………………………………………
    PEUPLE D’IBOGA (GABONAIS), LES PLUS GRANDES BATAILLES VICTORIEUSES SONT CELLES QUE L’ON GAGNE INTELLIGEMMENT, PACIFIQUEMENT ET SANS VIOLENCE AUCUNE. LA MÉDIOCRE FRANC-MAÇONNERIE EST MORTE. C’EST FINI. FIN. TERMINER. BWETE. /
    En réaction à : https://www.gabonreview.com/blog/biens-mal-acquis-pascaline-bongo-auditionnee-en-decembre/
    *IBOGA EST DÉSORMAIS AUX COMMANDES*
    # LA RESTITUTION EST AMORCÉE #
    “GABON D’ABORD”

  2. Mezzah dit :

    Il faut juste espérer qu’elle soit incarcérée après son audition.
    Deux jours d’interrogatoire dans les locaux du parquet national financier de Nanterre où sont passés les Sarkozy, Balkany, Tapie… c’est long et éprouvant.
    Ce ne sont que les débuts de vos souffrances pour tout le mal fait au petit peuple gabonais.

  3. Paul Bismuth dit :

    Je me demande sur quel fondement juridique ces juges s’estiment compétents pour connaître des crimes perpétrés en dehors du territoire français par des non français. Non pas que je cautionne la turpitude de la famille Bongo, mais la situation intérroge.

  4. bill ngana dit :

    On en parle depuis tant d’années, emballé dans un joli petit label : « biens mal acquis ». C’est quoi exactement, ils ont été acquis comment ? En ce qui me concerne, je crois simplement que Pascaline n’a fait qu’hériter de ces biens : que sait-elle des magouilles qui ont amené des sacs de milliards dans ses bras comme, d’ailleurs, ceux des autres cohéritiers dont parle cet article ? En tout cas, je n’ai rien à reprocher à Omar Bongo sur ce plan : cinquante ans à voir défiler tous ces milliards sous ses yeux, franchement, sans se servir un peu ? Finalement, c’est une vieille pratique au Gabon ; il n’y a qu’à se reporter au fil de l’actualité. Et puis tout le monde est au courant des largesses du défunt président gabonais envers les dirigeants politiques français. Pourquoi appelle-t-on Pascaline seule à la barre et pas ceux-là, coupables de recel ? Bourgi a confirmé tout ça, non ? Va-t-on aussi demander à la société pétrolière française Total pourquoi elle a concédé « 18% », dit-on, de ses revenus pétroliers gabonais, non à l’Etat gabonais, mais à une famille, précisément celle dont il s’agit dans cette procédure judiciaire ?

    • Patrick Anani dit :

      La plupart des chefs de l’état des indépendances n’était ni au niveau intellectuel, ni culturel de gerer pour le véritable bénéfice de leur peuple, mais ils étaient pratiquement au service des métropoles Occidentales. Cela démontre clairement d’un plan savamment orchestré par les colons. Une personne non éduquée et non préparée Président a été la gageure la plus difficile à accepter au vu des faits, un petit pays de moins de 2 millions d’habitants, si riche mais également si désorganisé et pauvre me semble incroyable; néanmoins on peut le comprendre aisément, c’était planifié, la plupart des présidents après les indépendances étaient programmés pour échouer.

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