Après les travaux préparatoires des rencontres nationales du tourisme, le ministère du Tourisme a testé l’un des produits devant permettre de relancer l’activité touristique dans la capitale gabonaise : le “City tour de Libreville”. Une excursion de 14 étapes en deux heures et demi pour découvrir la Libreville originelle.

Le guide et les randonneurs devant la Cathédrale Sainte-Marie, un site témoin de l’histoire de Libreville. © Gabonreview

 

En bus avec des escales sur les lieux mythiques de la capitale gabonaise, le ministre du Tourisme, Marie-Rosine Istana, et son équipe ont testé, après les travaux préparatoires des rencontres nationales du tourisme, le “City tour de Libreville“. Le produit est de la Fédération gabonaise des agences de tourisme (Fégat) qui propose une excursion de 14 étapes en 2h30 pour découvrir Libreville depuis ses origines. «Nous testons le City tour de Libreville avec la Fégat. Il est important pour le ministère du Tourisme, au sortir des travaux préparatoires des rencontres nationales du tourisme, d’aller à la découverte de ce produit», a déclaré Marie-Rosine Itsana.

Baraka considéré à une époque comme une terre maudite. © Gabonreview
Première école de l’AEF. © Gabonreview

Des Ndiwa qui créèrent le village Arogombé-Ndiwa premier nom de la capitale gabonaise, aux Agékaza avec pour chef Ré-Ndoukoué qui créa le village Indounkou devenu plus tard, Cité de la démocratie, les randonneurs ont été édifiés par un guide. Ils apprendront que Ré-Ndoukoué avait plusieurs femmes et fils. A sa mort, naîtra un conflit de succession entre ses fils Ré-Goulia et Ré-Ndambo qui créeront leurs villages. Le premier, à la Plaine de Gué-gué, du côté de l’aéroport et aura dans sa lignée les rois Ré-Vignet et Ré-Dowé. Le second, du côté d’Ozoungué et créera son village qu’il appellera Olamba mpolo (le village des anciens). Dans sa lignée, le roi Glass. Ils seront à l’origine de la signature des traités qui fondent Libreville.

Ré-Vignet commerçait, sur les eaux du Komo, la cire avec les occidentaux. Une livraison où il manquera une cartouche de cire, virera au drame. Le chef traditionnel sera jeté par-dessus bord et mourra. Informé, ses fils dont Ré-Tindo (roi Kringer) iront tuer les occidentaux. Le Djandja (rivière située à la Bibliothèque nationale), considéré à l’époque comme le génie protecteur du village, aidera rétablir la vérité. Par son pouvoir, l’une des femmes de Ré-Vignet avouera que se sentant mal aimée par son mari, elle avait enlevé la cartouche. Elle sera enterrée avec son mari et les fils décideront de piller tous les bateaux occidentaux dans leur village dont deux frégates françaises. Informée, la France enverra une équipe pour punir les «indigènes». Arrivée sur la rive gauche, les intérêts changeront. Des échanges seront engagés avec le roi Denis Rapontchombo pour protéger les peuples de l’esclavage. Il les mettra en contact avec ceux de la rive droite en tête desquels Ré-Dowé qui cèdera la totalité des terres de son père à la marine française. Seront signés des traités qui donneront à la France le pouvoir de s’établir au Gabon.

Des sites témoins de l’histoire

L’excursion retrace l’histoire de Libreville des années 1800 à travers les grandes étapes et des sites témoins. Parmi eux, Baraka ancien comptoir d’esclaves. Considéré comme une terre maudite avant d’accueillir des protestants, il abrite jusqu’à ce jour la première école de l’Afrique équatoriale française (AEF). Les cours y étaient dispensés en Mpongwé et en anglais. «Dupé après un verre de trop», le roi Glass signera un traité qui cédera la totalité de son village aux français. Les anglais quitteront alors la contrée au profit de la France qui s’imposera.

La première école de l’AEF était implantée à Baraka. © Gabonreview

Hormis Baraka, il y a le Plateau, abritant aujourd’hui la présidence de la République, la Mosquée Hassan II et ce qu’il y a autour. Il était à l’époque le siège de l’administration française puis, le gardien du village de liberté (Libreville). Pour ainsi dire, en 1846, sera arraisonné sur les eaux du Komo l’Elizia, un négrier avec une cargaison de 253 esclaves. L’équipage sera pendu mais le Gabon n’ayant pas une administration organisée pour accueillir les esclaves, ils seront envoyés au Sénégal à Saint-Louis et à Gorée. 3 ans plus tard, 52 d’entre eux reviendront. On leur construira un petit village de liberté aménagé au Plateau. C’est ce village de liberté qui prendra le nom de Libreville. Le nom sera plus tard adopté comme celui de la capitale gabonaise.

Le City tour qui présente aussi l’origine des noms des quartiers qui constituent Libreville, permet de voyager dans le temps. Pour Marie-Rosine Itsana, le produit est attractif. «Les gens ont vu un groupe de personnes descendre d’un bus, marcher, s’arrêter sans pour autant comprendre qu’en fait, le temps d’un instant nous avons été touristes dans notre capitale. Pour ma part, je me réjouis de cette petite escapade touristique qui, ma foi, m’a appris des choses merveilleuses sur la capitale gabonaise», a-t-elle laissé entendre.

 
 

4 Commentaires

  1. matmut dit :

    très belle initiative !

  2. bassomba dit :

    Très très intéressant! Félicitations!

  3. la joie dit :

    Je tiens à saluer l’initiative qui permettra de faire connaître notre Libreville de coeur

  4. Esther MENIE dit :

    c ‘est concret. Bonne initiative à faire perdurer.

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