La Confédération syndicale gabonaise (Cosyga) annonce une tournée provinciale pour remobiliser la base et l’entretenir sur la réforme du Code du travail qu’elle qualifie de «projet provocateur». Le patron de la centrale syndicale invite le gouvernement à retirer ce projet qui mettrait à mal la paix sociale.

Philipe Djoula s’exprimant le 25 novembre. © Gabonreview

 

Entre le 15 et le 20 décembre, le bureau de la Confédération syndicale gabonaise (Cosyga) fera une tournée provinciale. Après l’Ogooué-Maritime et le Moyen-Ogooué, Philipe Djoula et son équipe se rendront dans la Ngounié et la Nyanga. L’objectif est de remobiliser les bases et mettre à leur disposition des outils de travail. Il s’agit notamment des statuts et règlement intérieur adoptés à l’issue du congrès présidé par la Confédération syndicale internationale (CSI), et l’Organisation des syndicats des travailleurs de l’Afrique centrale (Ostac).

Le bureau de la Cosyga lors de la rencontre du 25 décembre. © Gabonreview

Cette tournée permettra également d’entretenir les bases sur la réforme du Code du travail toujours controversé. «Pour nous, c’est un projet provocateur», a déclaré Philipe Djoula. «On ne peut faire la part belle aux employeurs au détriment des salariés», a-t-il renchérit. Pour Cosyga, le projet pourtant soumis à l’appréciation des travailleurs, «ne mérite pas d’être regardé». Si lors des travaux, avec le gouvernement et le patronat, elle avait taxé les négociations d’atypiques, aujourd’hui elle insiste sur le fait que «ce Code met à mal les salariés, les autorités syndicales également».

«Nous interpellons donc le chef de gouvernement à le retirer, si tant il est vrai que la paix sociale est chère au gouvernement et au chef de l’Etat», a-t-il souhaité. A l’instar de ses pairs de la Confédération gabonaise des syndicats libres (CGSL) ou de l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep), la Cosyga soutient que le nouveau Code est «un coup monté contre les autorités du pays et les salariés». «Ce genre de Code est inadmissible dans un pays comme le notre», a insisté Philipe Djoula. Ce texte, selon lui, aurait pu déterminer les métiers exclusivement réservés aux nationaux. «Mais ce n’est pas le cas. Est-ce parce que le ministre est issu de la CPG pour nous avoir fait ce genre de projet ?», s’est-il interrogé.

La Cosyga interpelle également le gouvernement sur la revalorisation de la retraite. Elle lui propose d’utiliser l’argent issu de la corruption et la drogue pour financer les systèmes de protection sociale. «L’idée est que les retraités qui ont beaucoup contribué à la vie, ne soient plus astreints à des prélèvements pour améliorer leurs derniers jours», a-t-il émis.

 

 
 

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