Alors que la thèse de l’empoisonnement des cinq membres d’une famille, retrouvés morts, circule, certains évoquent plutôt une intoxication par accident tandis que la rumeur d’une dame passée aux aveux est démentie par les sources judiciaires.

Les cinq corps tels qu’ils ont été découverts, le 10 août dernier à Oyem © Infos Kinguelé

Les cinq corps tels qu’ils ont été découverts, le 10 août dernier à Oyem © Infos Kinguelé

 

La découverte de cinq corps inanimés des membres d’une même famille, le 10 août dernier à Oyem, dans le Woleu-Ntem, ne cesse de défrayer la chronique. Quatre hommes et une femme, quasiment tous à la fleur de l’âge, ont péri dans des conditions jusqu’ici inconnues. Il n’en fallait pas plus pour que les thèses les plus folles circulent sur les réseaux sociaux. D’aucuns évoquent une amante jalouse qui aurait apporté le repas mortel à la famille et se serait rendue aux autorités. Une information relayée par nombre de médias, en tête desquels Gabon Télévision, mais démentie par des proches des disparus. «Il n’y a aucune femme, en rapport avec cette affaire, dans les geôles d’Oyem», soutient une autorité judiciaire du chef-lieu de la province du Woleu-Ntem.

Qu’est ce qui a donc coûté la vie à ces personnes ? De sources concordantes, la thèse la plus plausible mènerait à une intoxication collective au dioxyde de carbone… rejetée par un groupe électrogène.

En effet, des éléments d’enquête relèvent, notamment, la présence sur les lieux du drame d’une marmite en pleine cuisson et d’un groupe électrogène en marche. Une thèse d’autant plus plausible que les enquêteurs ont fait allusion à des cas similaires dans la sous-région, notamment au Congo voisin, en Côte d’Ivoire et même en France où l’on indique que «le monoxyde de carbone (un gaz asphyxiant incolore, inodore, indolore et donc indétectable) est responsable chaque année en France, d’environ 4000 intoxications nécessitant une prise en charge médicale immédiate et d’une centaine de décès». Selon l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (Inpes) de France, le CO qui devient encore plus dangereux lorsque la température ambiante baisse, comme c’est le cas au Gabon durant les nuits de saison sèche, «peut aussi provoquer des intoxications aiguës. Il s’agit en effet d’un gaz qui se diffuse très vite dans l’environnement et peut être mortel en moins d’une heure.»  Ce gaz résulte d’une combustion incomplète du bois, de butane, de charbon, d’essence, de fuel ou de gasoil, de gaz naturel, de pétrole ou de propane. Les groupes électrogènes fonctionnent bien souvent au gasoil.

Pour confirmation ou infirmation, dans le cas du drame d’Oyem, des échantillons ont été prélevés par un médecin légiste choisi par les proches des disparus. Le Gabon ne disposant pas de centre compétent pour de telles analyses, les prélèvements ont donc été envoyés en France, le dernier conseil des ministres ayant instruit les autorités compétentes à prendre toutes les «dispositions nécessaires à la manifestation diligente de la vérité et que la loi s’applique dans toute sa rigueur». Affaire à suivre.

 

 
 

19 Commentaires

  1. Gab241 dit :

    Vraiment! Et quand on entend le kogossa qui circule sur les groupes whatsapp et Facebook, franchement dégoûtant! Des vrais tourneurs de films! Que des menteurs!

    • kongossa dit :

      Une chose qui n’est pas du kongossa, c’est les statistiques officielles secretes qui établissent que le Woleu Ntem détient le record du nombre de victimes de CV (Crimes Violents) et de MSE (Mort Suspecte non-Elucidée) au Gabon, sauf qu’ils font rarement la Une des journaux, censure oblige des politiciens locaux. Ca fait pas bonne image d’une Province qui se vante d’être la plus civilisée du pays ! Et honni qui mal y pense !!!!!!!!!!

  2. TARAMEK dit :

    Comme c’est dur…
    Vous me donnerez raison, au Gabon, c’est la première fois que nous vivons ce genre de drame. Encore les femmes avec ce sentiment de jalousie absolue. Comment peut-on tuer autant de personne?
    Je suis persuadé que c’est un empoisoinement collectif. J’ai la fime conviction que une femme en voulait à son gard à tel point qu’elle a préparé une nourriture. Mais hélas, toute la maisonnée à consommer la dite bouffe.
    L’idéal serait d’acheminer au moins un corps dans un vrai centre afin d’y faire une autopsie, une bonne.
    Mes vives condoléances à la famille éprouvée.

    • François Ndjimbi dit :

      Ce n’est pas la première fois que le gaz émanant d’un groupe électrogène tue au Gabon. C’est déjà arrivé dans le Haut-Ogooué. Mais, avez-vous seulement lu l’article ? Aucune femme n’est arrêtée à Oyem pour cette affaire. La thèse d’un empoisonnement par la nourriture n’est pas la seule piste et elle semble improbable. Le CO est un gaz inodore (sans odeur), indolore (donc ne causant aucune douleur), presque indétectable quand on le respire. Il peut tuer en moins d’une heure. Pourquoi s’acharner à créditer la thèse d’une amante jalouse ? L’autopsie tranchera. Merci de continuer à nous suivre.

      • stop la dit :

        A mon avis il suffit de pratiquer une autopsie sur les corps pour connaitre les causes dela mort de ces malheureux compatriotes.

      • TARAMEK dit :

        Mr François NDJIMBI,

        C’est du kongossa, mais cette fois-ci il peut s’avérer vrai. Tenez, l’inspecteur du trésor est un MR que j’avais apperçu à FCV et d’après quelques parents et amis qui sont à Oyem, il devait se marier non pas avec sa petite amie qui réside dans cette localité, mais plutôt avec celle qu’il(I.T) avait ramené de Franceville. Vous voyez un peu pourquoi je parle de femme?
        D’après ces “on a dit” la femme (celle d’Oyem)mise au courant, aurait préparé la bouffe à son amant comme d’habitude, mais hélas,c’est toute la famille qui a consommé, et le pire arriva.
        je suis électricien, et j’ai déjà fait face aux groupe électrogène de tout genre (essence, gazoil, kérosène), jamais j’ai vu ou entendu ce que nous vivons à Oyem.
        Je ne fais le procès de personne, mais je persiste et signe que c’est acte criminel volontaire. Vous me donnerez raison si les choses sont faites dans les règles de l’art.
        Entre temps, prions avec la famille avec cette perte humaine.

      • TARAMEK dit :

        Au fait, ce groupe électrogène était-il placé à l’intérieur de la maison? D’habitude cette machine est toujours placée à l’extérieur en suivant les normes prescrites d’installation.
        La pièce où était les cinq était-elle fermée?
        Enfin c’est pas à vous que je pose ces question mon frère, mais plutôt pour soutenir ma thèse quoi …..

  3. Nguema Ndong dit :

    Bonjour @Gabonreview, cela ne coûte rien de flouter les visages des victimes. De grâce, pensez aux proches qui doivent subir la violence de ces images.

    • François Ndjimbi dit :

      Y a-t-il donc là un visage que vous pouvez reconnaître ? Sans doute vallait-il mieux de ne pas illustrer l’article ? Merci de continuer à nous suivre.

      • OKIROU dit :

        Mr François, il y a un problème chez les africains que je ne comprends pas et que je ne comprendrais jamais. quelle est cette manie de toujours exposé les corps de nos compatriotes. le respect de l’intimité et de la dignité n’existe t il pas chez les africains notamment au Gabon. avez vous déjà vu les européens exposés leur corps? les corps ne sont jamais cacher. Il n’ y a rien qui vous choque? est ce devenu une banalité sociétale d’exposer un mourant? dignité dignité dignité!!!!pour le mort d’abord et intimité pour les familles. 2 mots que ne semblent connaitre nos journalistes et les gabonais lorsque qu’ils exposent les corps d’assassinat et autres crimes rituels bien que leur cause soit noble et que je comprends leur désarroi. apprenez a respecter vos morts chez frères et sœurs et ayez de l’empathie pour l’être humain qui est en face de vous. l’empathie comme le définit Carl Roger c’est de savoir se mettre à la place de l’autre. Avons nous perdu toute humanité?

  4. M.A. dit :

    Comme vous l’avez mentionné dans la suite de votre article, il ne s’agirait pas du “dioxyde de carbone: C02” mais probablement du “monoxyde de carbone: CO ” qui est effectivement un gaz incolore et inodore, qui asphyxie très rapidement s’il n est pas pris en charge de suite. Surtout s’il est inhalé en grande quantité. Le fait qu’il ne sente pas, le rend presque comme un poison sournois. Pour que ce soit la marmite sur le feu la responsable c’est un peu tiré par les cheveux, sauf si la maison avait pris feu, par contre si le groupe électrogène était défectueux, c est possible que ce gaz ait pu provenir de celui ci, et comme je l’ai dit plus haut, peut avoir été responsable d’une intoxication collective après les gens aient tous été inconscients.

    Donc ce n’est pas le C02, mais le C0.

  5. Sandrine dit :

    Qu’ils reposent en paix.

  6. TCHIBOUELE dit :

    Ensemble militons pour le rétablissement de la peine de mort.
    Posons-nous la question pourquoi les USA ont refuser de ratifier cette loi pourrie.

  7. CELYA dit :

    UNE AUTOPSIE SERAIT LA SEULE PISTE,MIEUX LE SEUL MOYEN CONCRET ET VÉRIFIABLE DE CETTE MORT MYSTÉRIEUSE. CONDOLÉANCES A LA FAMILLE ÉPROUVÉE

  8. VRAI dit :

    je pense que c’est assez dur comme ça pour les parents. Alors arrêtons avec les commentaires qui ne les soulage pas. je présente mes vives condoléances aux proches des victimes, qu’importe la douleur ressenti, vous devez passer à autre chose. La vie en est ainsi. vrai vrai

  9. Certains en parle comme si il s’agissait des animaux en brousses. Arrêtés un peu,ils ont de la famille . Respectons les morts svp

  10. anouchka dit :

    Oui quand c’est pour remue ciel et terre pour découvrir qui a voler une brique la on voit la loi, mais pour trouver la ou les cause(s) du décès de toutes une famille personne vraiment j’ai trop honte detre gabonaise

  11. lepositif dit :

    Anouchka, a force de vouloir tout ramener a la politique vous devenez ridicule. Le pouvoir a parle de cette affaire grave en conseil de ministre, ce qui n’a pas ete le cas de l’affaires des 2 briquees que les auteurs etaient eux memes alles exhiber fans une boite de nuit.Face a certains cas, il faut de vous avoir de la hauteur.

  12. Nydha dit :

    Ça fait un an et on ne sait toujors rien… Quand même!? Toutes les thèses avancée sont fausse. Si l’on vérifie bien c’est un crime rituel qui n’en a pas l’air. Mais personne n’en à fait allusion telment c’est pas évident. Comment expliquer qu’au Gabon on arrive jamais à éllucider des affaire telle que celle-ci. Il y a enquille sous roche,les politiques ne sont pas très loin de cette affaire. Ça c’est mon avis…

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