Ayant pris part au récent atelier de sensibilisation sur les Institutions nationales des droits de l’Homme (INDH) à Libreville, la Coordination nationale du Réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix (PAYNCoP Gabon) a exprimé son souhait de voir plus de jeunes impliqués au sein de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH).

Moment de l’atelier. © D.R.

 

Photo de famille avec les participants à l’atelier. © D.R.

Organisé du 26 au 27 novembre par le ministère en charge des Droits de l’Homme et la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), avec l’appui du Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca) l’atelier de sensibilisation sur les Institutions nationales des droits de l’Homme (INDH) a permis au PAYNCoP Gabon d’exprimer son souhait de voir les jeunes davantage impliqués au sein de la CNDH à travers les organisations de la société civile. La structure dirigée par Jerry Bibang Bi Ondo a notamment plaidé pour une modification du critère d’âge qui fixe à 40 ans minimum l’âge d’un commissaire à la CNDH.

«S’il est possible d’être député ou ministre à 35 ans au Gabon, pourquoi fixer l’âge des commissaires de la CNDH à 40 ans au minimum», s’est interrogé Jerry Bibang lors des travaux. Pour le chef de file du PAYNCoP Gabon, «cette disposition constitue un facteur d’exclusion et une violation du droit à la participation des jeunes dans la gestion des affaires publiques».

Au PAYNCoP Gabon, on pense également que cette exigence «est opposée aux instruments juridiques régionaux et internationaux qui encouragent la participation des jeunes, notamment la Charte africaine de la jeunesse et la résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies». Pour l’organisation, il convient de prendre en compte la composante jeunesse dans la réforme actuelle de la Commission nationale des droits de l’Homme.

Les différentes propositions faites par les participants de l’atelier sont censées aboutir à la modification du texte portant création et organisation de la CNDH du Gabon. L’objectif étant de la mettre aux normes internationales, notamment les principes de Paris. Le projet de texte modifié sera remis prochainement aux autorités compétentes.

 
 

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