La Préfecture de police de Libreville vient de se prononcer sur l’«affaire» du “policier gifleur”. Deux semaines après les faits, la police en est encore à prendre les «dispositions nécessaires en vue de faire la lumière sur cette affaire», alors que l’opinion attend de sévères sanctions à l’encontre de l’agent concerné.

Le “policier gifleur” n’a toujours pas été sanctionné (illustration). © Préfecture de police de Libreville

 

Près de deux semaines après les faits, le “policier gifleur” n’est toujours pas fixé sur son sort. Le 20 novembre, les Forces de police nationale (FPN) ont simplement condamné l’acte de l’agent. «Le Haut Commandement des FPN qui ne saurait tolérer de tels agissements réaffirme son engagement à maintenir l’ordre et la discipline dans ses rangs», a simplement déclaré la Préfecture de police de Libreville.

Les faits se sont produits le 8 novembre à Libreville. Dans une vidéo devenue virale sur Facebook, on y voit un policier s’en prendre violemment à un chauffeur de taxi. Ce dernier se fait vilipender avant de recevoir une gifle sans opposer la moindre résistance, se contentant d’obtempérer. Dans la vidéo, on peut également apercevoir des passants assister impuissants à la scène.

«Ce comportement, aux antipodes des valeurs d’éthique et de déontologie des Forces de police nationale, ne cadre nullement avec le rôle du policier qui consiste à sécuriser les personnes et à protéger leurs biens en tous lieux et en toutes circonstances», a reconnu la Préfecture de police de Libreville.

Les conclusions de l’enquête ouverte à cet effet, permettant d’«identifier le policier concerné de même que le chauffeur de taxi et toutes les autres personnes apparaissant dans cette vidéo», sont pourtant connues des responsables de la police. Curieusement, la police en est encore à prendre les «dispositions nécessaires en vue de faire la lumière sur cette affaire», alors que l’opinion attend des sanctions à l’encontre de l’agent de police.

Selon les faits présentés dans la vidéo, plusieurs personnes qui se sont exprimées sur la page Facebook de la Préfecture de police de Libreville exigent purement et simplement la radiation de l’agent de police. Beaucoup estiment en effet que, quel que soit le degré de responsabilité de l’usager de la route, un policier n’a pas le droit de se comporter de la sorte.

 
 

2 Commentaires

  1. Ulys dit :

    Ce policier à eu la chance de n’être pas tombé sur ma personne. Car avec moi, il serait édenté pour toujours.

  2. nze dit :

    ahhhh,tu devais faire la prison ou ces collègues t’auraient passé a taba.j’ai subi exactement ça comme les étudiants en gréve a l’uob

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