Le 20 avril prochain marquera l’élection du Conseil de l’Ordre national des experts-comptables du Gabon (Onec). Une plateforme visant à un défi organisationnel du secteur, en plus de proposer une solution supplémentaire à l’amélioration du climat des affaires dans le pays.

Réunion des experts-comptables, le 12 avril, en prélude à l’élection du 20 avril 2019, à Libreville. © Gabonreview

 

Attendu depuis une dizaine d’années, l’Ordre national des experts-comptables du Gabon (Onec) sera finalement mis sur pied le 20 avril prochain, à la suite de l’élection des membres de son bureau. Une initiative qui répond à un besoin d’organisation de ce secteur d’activité, mais aussi à la volonté d’apporter un élément clé à l’amélioration du climat des affaires au Gabon, tout en répondant aux standards internationaux.

Le 12 avril dernier à Libreville, pour un échange sur les attentes et le but de la création de cette organisation, le délégué général de l’Union des experts-comptables du Gabon (UECG) a réuni les membres de cette corporation. Porteur de l’unique liste en course dans cette élection, Franck Sima Mba a présenté les enjeux de cette élection et l’impact de la création de cet ordre sur l’économie nationale.

«La création de celle-ci permettra à ses membres de se conformer à la loi n° 022/2017 portant création de l’Ordre national des experts-comptables du Gabon et réglementant le titre de la profession d’expert-comptable en République gabonaise», a déclaré le patron de l’UECG. Lors de l’édition 2013 du New York Forum Africa, à Libreville, le président Ali Bongo avait déjà solennellement pris l’engagement de doter le Gabon d’un Ordre des experts-comptables. Dans ce sens, un arrêté a été pris par le ministre de l’Économie, en septembre 2018, pour l’organisation de cette élection.

Il s’agira de mettre un terme à près de dix années de vide relatif à l’absence de cet organe. Pour Franck Sima Mba, les défis sont nombreux. «Les attentes de l’ensemble des parties prenantes, du gouvernement, des Impôts, des banques, du monde éducatif, des entreprises (PME et grandes entreprises) sont nombreuses», a-t-il affirmé. Pour y parvenir, il faudra cependant arrimer cet Ordre aux standards de la Fédération internationale des experts-comptables (Ifac). «Ce qui profitera à l’économie gabonaise dans son ensemble», promettent les membres de cette corporation.

«À titre d’exemple, l’amélioration, la systématisation de la qualité des bilans, des déclarations fiscales ou des rapports des commissaires aux comptes devrait avoir une incidence sur le rendement fiscal et donc les ressources propres de l’État, sur l’accès au crédit et le coût du risque, sur la prévention des difficultés des entreprises», explique Franck Sima Mba. Ce dernier ajoute qu’«une des missions de l’Ordre est de favoriser également le développement économique et social et de garantir l’intérêt général».

La création du bureau de l’Onec va renforcer la crédibilité du Gabon de cette profession comptable libérale au niveau de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) et au sein de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des Affaires en Afrique (Ohada). D’autant que sur les 17 pays membres de l’Ohada, le Gabon était l’un des rares à ne pas posséder un ordre d’experts-comptables.

 
 

1 Commentaire

  1. Bikoro Ndemezo'o Albert Diddy dit :

    En Afrique, on a toujours su mettre la charrue avant les bœufs ; en économie, on apprend plutôt à produire et non à compter. On peut avoir les meilleurs comptables du monde ce n’est pas pour que nous aurons une économie. L’économie n’est pas spéculative mais productive. Sur quoi tirera t on les bilans d’une PME locale si cette dernière n’est pas en activité, et surtout comment va t on optimiser les recettes fiscales d’État sans promotion d’une politique économie engagée ? Il faudrait donc bien définir ce paradigme à savoir ce qu’on entend par faire de l’économie, en tout cas ce n’est pas dans un bureau que çà se passe!!!

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