Ces derniers mois, plusieurs compagnies exerçant au Gabon, dont la plupart à Port-Gentil, se ravitaillent en carburant dans les eaux internationales, grâce à un bateau-citerne. Selon Jeune Afrique qui a rouvert le dossier, ce trafic serait suivi de près par les autorités maritimes gabonaises qui ont lancé une enquête.

Plusieurs compagnies au Gabon se ravitaillent en carburant grâce un bateau-citerne (maquette), alimentant ainsi un trafic dans les eaux internationales. © trends.nauticexpo.fr

 

Conséquence des hausses successives du prix des carburants ces derniers mois, un trafic s’est développé au large des côtes gabonaises, dans les eaux internationales, informe l’hebdomadaire Jeune Afrique à la suite du journal gabonais Le Diagnostic qui avait révélé l’affaire en juillet dernier. Selon nos confrères, un bateau-citerne ravitaillerait notamment en gasoil des compagnies dont la plupart exercent à Port-Gentil. Dans la capitale économique, les autorités maritimes sont actuellement sur les traces de ce trafic qui n’implique que partiellement le bateau-citerne, dont des informateurs précisent à Gabonreview qu’il s’agit d’un navire battant pavillon sierra-léonais.

Un trafic à la douane

De trafic, les enquêteurs n’en voient pas véritablement dans la vente de carburant par le bateau-citerne qui n’aurait jamais quitté le golf de Guinée pour faire son commerce, se protégeant ainsi de toute poursuite judiciaire. Ce sont plutôt ses «clients» qui sont passibles d’amende pour s’être mis en marge de la loi fiscale en la matière, précisément de l’article 110 du Code des douanes en zone Cemac qui, selon une source proche du dossier citée par Jeune Afrique, «oblige tout importateur à déclarer en détail toutes les marchandises importées ou introduites sur le territoire douanier».

Or, après avoir acheté leur carburant dans les eaux internationales, ces compagnies ne le déclarent pas à la douane une fois dans les eaux nationales. Elles craignent d’être taxées conformément à la loi qui impose de 31,25 % sur chaque litre.

La faute au prix du carburant !

Si ce trafic de carburant prolifère au large des côtes gabonaises, c’est à cause de la hausse des prix due à l’arrêt de la subvention par l’État du prix de l’essence et du gasoil depuis avril dernier. De 655 francs CFA en juillet, le litre de gasoil est à 660 francs depuis le 1er octobre 2019. Celui de l’essence est fixé à 675 francs CFA.

Or, sur le bateau-citerne, un litre de gasoil serait vendu à 330 francs, soit la moitié du prix normal. Ce qui fait faire de sacrées économies aux entreprises ayant opté pour l’achat sur le bateau.

Ces derniers temps, plusieurs entreprises ont été entendues par les enquêteurs. Les résultats de leurs recherches restent attendus et, selon des informations obtenues par Gabonreview, le trafic ne semble pas s’être arrêté. L’enquête quant à elle piétine.

 
 

1 Commentaire

  1. Le Chat dit :

    Mais, quand, eux-mêmes le faux directeur de cabinet sortant et son ministre du pétrole nommé par ce dernier (Ali Bongo mort, le sosie bien huilé à la place parce que les sosies se multiplient partout dans le monde; même Johnny Halliday a récemment un jeune sosie par la voix qui chante Exactement comme lui) bondissent le sosie d’Ali Bongo et leur 1er ministre nommé nuitamment ( ça, on ne l’a pas oublié ), ceci pour aller chercher des espèces sur les navires des pétroliers au large des mers et de l’océan atlantique, ça ne peut que donner de mauvais résultats des récettes. La lettre de ce ministre du pétrole gabonais dit chrétien de Bethany daté du 16 octobre 2019 en dit long sur la forme du vol d’argent de ces nouveaux jeunes faux dirigeants gabonais moins diplômés qui ont des tonnes d’argent exprimée en milliards de FCFA dans leurs maisons. IL FAUT PERQUISITIONNER LEUR FOYER RESPECTIF. En peu, de temps, ils ont un trésor de guerre qui pénalise les étudiants en manque de bourse d’études, les hôpitaux qui manquent de médecins mieux formés, les retraités qui manquent d’argent, le manque criard de création d’emploi, le manque d’adduction d’eau potable et d’électricité, le manque de routes bien faites, etc, etc.

    Comment un jeune homme qui n’est même pas un homme d’affaires connu peut posséder en moins de 2 ans 15 milliards de FCFA chez lui ? Et, une mère de directeur de cabinet posséder 10 milliards de FCFA chez elle. C’est que leur micmac est bien huilé.

    Ça, il faut arrêter cela en perquisitionnant continuellement chez ces gérants de la chose publique.

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