Composante du groupe ethnique Myènè, les Mpongwè, autochtones de l’Estuaire et surtout de Libreville, ont terminé, ce dimanche 7 juillet, une cérémonie de quatre jours non loin de la zone portuaire d’Owendo – lieu de leurs anciens villages. L’événement, qui a débuté jeudi par un hommage aux ancêtres et aux génies au port d’Owendo, a lieu tous les cinq ans au Gabon.

La cérémonie au port GSEZ. © Gabonreview

 

Tout de blanc vêtus, marchant pieds nus, guidés par la torche sacrée, plus de 200 membres de l’ethnie Mpongwè ont traversé jeudi divers sites d’Owendo, dont l’usine de la Sobraga et le port (vers l’entreposage pétrolier et le port à bois).

Louis-Paul Eliwatchango, chef traditionnel ; la procession dans la zone portuaire d’Owendo et la cérémonie des offrandes. © Gabonreview

Sur chaque site, en guise d’offrande, les Mpongwè déposaient des assiettes de fruits. Chef traditionnel menant la procession, Louis-Paul Eliwatchango psalmodiait ensuite des prières en langue vernaculaire. «On a invité les ancêtres et les génies à communier avec nous. On implore leur grâce, leur bénédiction et leur force, pour apaiser», a commenté un membre de la communauté.

Tous les cinq ans

La cérémonie qui a duré quatre jours, a lieu tous les cinq ans chez les Mpongwè. Des danses tous les soirs (Djembé, Ivanga et Okoukoué) étaient au programme de la célébration qui se déroulait dans l’enceinte de la chefferie Mpongwè à Owendo – en dehors des sites visités jeudi.

Samedi matin, le chef traditionnel a organisé une nouvelle cérémonie de «purification, bénédiction du Gabon», centrée sur l’avenir du pays.

Une cérémonie à l’ouverture du port d’Olam

«Nous avions fait des rites à l’ouverture du nouveau port d’Owendo afin de faire accepter cette nouvelle construction aux ancêtres et aux génies», se souvient un membre de la communauté. Selon lui, plusieurs problèmes rencontrés par le passé sur la Baie de Rois étaient dus à une mésentente entre les constructeurs chinois et les ancêtres toujours présents sur les lieux. «Le clan Myènè des Aguekaza avait même dû venir en pompier pour apaiser la situation» par des rituels, ajoute-il. De même, se souvient-on, en juillet 2012, la compétition internationale de motonautique Class 1 offshore, organisée par le Gabon sous la férule de la présidence de la République, se solda par un accident mortel qui mit fin à l’évènement (lire «Accident mortel sur le Grand Prix motonautique de Libreville»). Les génies du Komo, selon de nombreux Mpongwè, n’avaient pas apprécié que des engins pétaradants viennent troubler leur sommeil sans cérémonie rituelle préalable.

Sous-groupe ethnique des Myene, les Mpongwè se trouvaient déjà dans l’estuaire du Gabon au XVème siècle, au moment où y arrivaient les premiers marins portugais. Ils sont par la suite commercé avec les Européens des siècles durant. C’est avec le roi Mpongwè, Denis Rapontchombo, que les Français signèrent, en février 1839, un traité d’installation dans l’estuaire du Komo.

 
 

2 Commentaires

  1. Michel Bouka Rabenkogo dit :

    Tout cela ne peut être exaucé, rien que si le vote 2026 Jean PING des Agombé, des Mikoukou et de MUANGA (Dieu) est respecté. BWETE. /

  2. octavus dit :

    Pourquoi ces ancetres la n’aident donc pas JEAN PING a devenir President?

    Question?

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