Titulaire du ministère de l’Économie, des Finances et des Solidarités nationales, Roger Owono Mba entend relever les challenges de la fonction financière de l’État. Des défis que le membre du gouvernement entend notamment relever main dans la main avec les partenaires sociaux.

Roger Owono Mba (à gauche) recevant les dossiers du ministère du Budget, des mains du secrétaire général du gouvernement (Jonas Prosper Lola Mvou), le 17 juin 2019 à Libreville. © Gabonreview

 

Moments de la cérémonie de passation des charges avec Jean-Marie Ogandaga. © Gabonreview

La tâche n’est pas des plus aisée et le nouveau ministre de l’Économie l’a reconnu, le 17 juin à Libreville, en recevant le portefeuille de l’ancien ministère du Budget. Après dix ans de séparation, l’Économie et les Finances sont à nouveau gérées au sein du même département ministériel.

«Si ces deux départements ont été regroupés, après 10 ans de gestion séparée, c’est pour optimiser nos services financiers, fluidifier les chaines de recouvrement, collecte et dépense», a affirmé Roger Owono Mba. «C’est un nouveau challenge qui nous est donné, pour optimiser le fonctionnement de l’État, optimiser le travail vis-à-vis des usagers, le budget de l’État pour qu’il y ait plus de ressources, le fonctionnement de la chaine des dépenses», a-t-il ajouté.

Roger Owono Mba a félicité son prédécesseur, au ministère du Budget, dans la gestion des fonds publics, les opérations du budget et sa modernisation avec la Budgétisation par objectif de programme (BOP). Sur ce dernier point, Jean Fidèle Otandault a reconnu que la BOP doit être achevée, «en tenant compte des manquements qui ont pu être constatés». Ce dernier a également souligné que «des efforts restent à faire pour garantir plus de concurrence, abaisser les coûts pour l’État et permettre à davantage de PME gabonaises d’accéder à la commande publique».

Au-delà du pan financier, Roger Owono Mba a également hérité des Solidarités nationales (Santé et Famille, notamment). «Selon moi, l’idée est de réfléchir sur l’optimisation du financement des actions sociales, s’assurer que les ressources prévues soient effectivement affectées dans les actions sociales», a-t-il estimé.

Autant de défis pour lesquels le nouveau ministre a dit compter sur l’implication des collaborateurs et surtout les partenaires sociaux. Le tout dans un climat apaisé. «Je m’attèlerais à contribuer avec les uns et les autres à apaiser ce climat. C’est pour cela que je prendrai attache avec les partenaires sociaux, pour échanger avec eux, en vue de poursuivre les discussions entamées avec mon prédécesseur, pour faire aboutir les échanges et accords en cours», a conclu le ministre de l’Économie, des Finances et des Solidarités nationales.

 
 

2 Commentaires

  1. Bikoro Ndemezo'o Albert Diddy dit :

    Vite que cela soit opérationnel. Le problème de l’économie du Gabon est lié au fait qu’on a complètement exclu l’entreprise de tout processus de politique publique or; l’entreprise constitue la cheville ouvrière de tout processus de développement d’un État avec 70% d’apport. Le Ministre de l’économie gagnerait donc à travailler avec les employeurs locaux dans le cadre du PPP en fonctions des ODD (PRE du Gabon); les organisations patronales locales crédibles sommes prêtes

  2. EHYA O.R dit :

    Un grand portefeuille ministérielle pour ce monsieur, je lui souhaite bon vent en espérant que les entreprises gabonaises détenues par les gabonais regroupés au sein d’organisations patronales tels que l’OPG du Dr EYEGHE Emmanuel et bien d’autres, puissent trouver un homme d’action face à eux.

    Nous sommes tous conscient qu’une économie qui se veut solide avec une croissance économique positive continue, une baisse importante du chômage passe nécessairement par une l’implication forte des PME-PMI qui doit avoisiner près de 70% de l’économie nationale.

    Pour éviter des fuites importantes de capitaux, il faut s’approprier le Gabon aux gabonais. Commençons donc par privilégiés nos entrepreneurs locaux. Dans ce lot, on trouve de tout des escrocs notoirement connus, des occasionnels et de gens sérieux.

    Les gabonais sérieux dans l’entreprenariat, il y en a par centaines et ils sont organisés. On les connait mais ce sont ceux qui bénéficient le moins des commandes publiques.

    Arrêtons cette façon de faire, même si je ne dis pas que le copinage va cesser se serait enfantin de le croire, mais il temps de progresser dans nos pratiques d’attribution de marchés publics.

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