Le dialogue politique intensifié entre le Gabon et l’Union européenne (UE), relancé le 25 novembre, après trois ans d’interruption, s’est achevé le 30 novembre à Libreville. Les deux parties se sont accordées sur un agenda de rencontres périodiques afin d’examiner les différents points de leur partenariat.

Les participants aux débats du dialogue Gabon-Union européenne posant avec le ministre gabonais des Affaires étrangères, Alain-Claude Bilie-By-Nze, et l’ambassadrice de l’Union européenne au Gabon, Rosario Bento Pais, le 30 novembre 219, à Libreville. © Gabonreview

 

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Stoppé en octobre 2017 par le gouvernement gabonais, le dialogue politique intensifié entre le Gabon et l’Union européenne a récemment repris, après plusieurs mois de négociations. C’est dans ce sens que les deux parties se sont une nouvelle fois retrouvées, le 30 novembre, à Libreville, pour clôturer les débats après plusieurs jours de travail. La réunion co-présidée par le ministre gabonais des Affaires étrangères, Alain-Claude Bilie-By-Nze, et l’ambassadrice de l’Union européenne au Gabon, Rosario Bento Pais, a permis de fixer le cap de ce dialogue.

 Dans le cadre de ce dialogue, une série de sessions se sont déroulées au ministère des Affaires étrangères. Plusieurs membres du gouvernement, ainsi que les ambassadeurs des États membres de l’Union européenne présents au Gabon ont participé activement à ces travaux. Les deux parties ont discuté des questions relatives aux droits de l’homme, aux libertés fondamentales, à la gouvernance démocratique.

Sur les questions des droits de l’homme, ils ont abordé la question des violences consécutives à l’annonce des résultats des élections de 2016, celle des détentions irrégulières, des dépassements des délais de détention avant jugement et des conditions de détention ainsi que les examens périodiques au sein du Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

En ce qui concerne la démocratisation et les libertés fondamentales, les travaux ont porté sur les droits et libertés civiles et politiques selon les normes des Nations unies, de l’Union africaine (AU) et de l’Accord de Cotonou ; la liberté de rassemblement, telle que redéfinie par la loi n°001/2017 sur les réunions et manifestations publiques en République gabonaise ; la liberté d’expression et des médias, y compris la liberté d’Internet ; l’indépendance de la justice et la séparation des pouvoirs. Les deux parties ont également abordé la question des réformes électorales et des élections législatives de 2018.

Au terme des débats, sur l’ensemble des points de l’ordre du jour, le Gabon et l’UE annoncent qu’un dialogue régulier sera engagé en vue de l’approfondissement du partenariat entre les deux parties, dans tous les domaines.

Le Gabon avait interrompu le dialogue avec l’UE après l’adoption d’une résolution par le Parlement européen, remettant en cause la réélection d’Ali Bongo Ondimba à la tête du pays en 2016. Les eurodéputés avaient estimé, à l’époque, que le scrutin présidentiel du 27 août avait manqué «de transparence». Bruxelles avait par ailleurs demandé, en octobre 2017, l’ouverture d’une «enquête indépendante» sur les violences postélectorales. Ce qui avait conduit Libreville à dénoncer une «ingérence inacceptable».

 
 

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