En bisbille avec l’Hôtel de Ville depuis quelque temps, la société de ramassage d’ordures ménagères assure vouloir continuer à tenir ses engagements vis-à-vis de l’État gabonais dans la capitale et les communes environnantes.

Joseph Minko Olenga, le directeur général adjoint d’Averda, en mai 2019, à Libreville. © Gabonreview

 

Averda n’a pas cessé de travailler à Libreville comme certains habitants l’ont pensé ces derniers jours au regard de la présence des tas d’immondices qui jonchent à nouveau les rues de certains quartiers de la capitale. Bien au contraire ! C’est du moins ce qu’assure son directeur général adjoint joint par Gabonreview. «En dépit de nombreux défis, dont les plus critiques sont le retard de paiement de deux ans et les difficultés d’accès au site d’enfouissement de Mindoubé, Averda reste déterminée à honorer son contrat et à respecter ses engagements envers l’État gabonais et ses habitants», garantit Joseph Minko Olenga.

Pourtant, ces derniers mois, les rapports entre l’Hôtel de Ville de Libreville et la société de ramassage d’ordures ménagères ne sont pas au beau fixe. Mais là encore, Averda ne veut pas s’attarder sur les querelles cinq ans après son arrivée au Gabon. Et alors que son contrat doit logiquement être reconduit pour deux ans, conformément aux clauses signées en 2014 avec l’État gabonais, le numéro 2 d’Averda rassure : «Malgré les nombreuses accusations à notre égard, nous continuerons de faire tout ce qui est en notre pouvoir afin de servir Libreville et ses habitants du mieux possible et assurer un emploi sûr et stable à nos 700 employés et leurs familles.»

Comme pour convaincre les autorités de son intension de tenir ses promesses et de remplir son cahier des charges, Averda revendique d’importants investissements à Libreville. «Nous avons considérablement investi dans ce projet, affirme Joseph Minko Olenga. Nous avons déployé une trentaine de véhicules et des milliers de bennes à travers la ville et employé plus de 700 agents de propreté qui nettoient sans relâche la capitale.» Gageons que cette profession de foi convaincra les autorités gabonaises, dont certaines, à l’instar de Léandre Nzué, ne cachent plus leur mécontentement vis-à-vis de la filiale du groupe marocain. En juin dernier, le site du magazine Jeune Afrique disait savoir que le maire de Libreville envisageait de notifier officiellement la fin de son mandat à Averda. Pas sûr que ce soit facile à faire compte tenu de la dette de l’État vis-à-vis de cette société.

 
 

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