Sollicitant l’intervention du Premier ministre pour la reprise de leurs activités, les opérateurs économiques impactés par l’arrêt des activités de la brigade des Eaux et forêts d’Owendo du fait du Kévagate, devraient bientôt sourire. Julien Nkoghe Bekale les a rassurés, le 29 mai, quant à une «reprise imminente» de leurs activités.

Julien Nkoghe Bekale échangeant avec Frédéric Ober. © Gabonreview/capture d’écran

 

Entre mise au chômage technique de 373 agents auxquels devaient s’ajouter 760 autres, activité ralentie et perte de crédibilité auprès de leurs clients à l’extérieur, les entreprises de la filière bois, notamment celle affiliées à l’Union des forestiers industriels du Gabon et aménagistes (Ufiga), ont tiré la sonnette d’alarme face à une catastrophe économique imminente.

Ils ont, pour ainsi dire, été les victimes collatérales de l’arrêt des activités, dans le cadre de l’affaire kévazingo toujours en cours, de la Brigade des Eaux et forêts d’Owendo. Ayant attiré l’attention du gouvernement sur cet état de fait, ces opérateurs devraient bientôt avoir gain de cause. Le 29 mai, Frédéric Ober, directeur général de Precious Woods, l’une des victimes, a été reçu par le Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale. «Il était question des conséquences, suite à l’affaire Kévazingo qui aujourd’hui paralyse notre activité», a-t-il déclaré. Le site d’Owendo de son entreprise, a-t-il expliqué, est depuis 15 jours à l’arrêt faute d’approvisionnement en grumes. «Ce qui fait qu’on ne peut plus transférer les grumes vers notre unité de déroulage, mais également on ne peut plus exporter notre production à partir du port d’Owendo», a fait savoir le patron de Precious Woods.

Ce qui l’a amené à demander au chef de gouvernement, «une action rapide» afin de reprendre le cours normal de leurs activités. Aucune date n’a été donnée, mais Julien Nkoghe Bekale, assure le service presse de la Primature, a au cours de la rencontre, rassuré les opérateurs économiques quant à une «reprise imminente». Si le directeur des ressources humaines de Rougier Gabon avait signalé que les effets dus à l’arrêt des activités de la brigade des Eaux et forêts d’Owendo, qui a impacté toute la chaîne des opérateurs y attachés, pourraient durer six mois, cette reprise devrait leur permettre d’amortir le choc.

 
 

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