Georges Mpaga, président du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG)

Le Conseil économique et social  (CES) gabonais vient de boucler les élections permettant la désignation de ceux de ses membres qui devront siéger durant la mandature 2012-2107.

Les différentes confédérations syndicales, groupements et associations du Gabon ont pris part à l’élection des membres du Conseil économique et social (CES) qui s’est déroulée du 23 au 28 janvier afin de renouveler les 99 sièges globalement attribués pour les cinq ans avenirs.

«Ces élections se sont déroulées sans incident majeur», s’est réjouit le président de la commission chargée du renouvellement des membres du CES, Alexandre Ongoto-Mbatchi, qui regrette cependant le fait pour certaines confédérations syndicales pourtant saisies par la commission de refuser de prendre part aux scrutins. Pour motif, certaines de celles-ci souhaitent disposer d’un nombre important de sièges, ce qui n’est pas prévu par les textes.

Toute fois, certains acteurs de la société civile gabonaise disent n’avoir pas été associés à ces élections qu’ils taxent de magouilles organisées par la primature pour opérer une mainmise du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) sur le CES.

«Pour la société civile libre à travers, le Mouvement “Ça Suffit Comme ça”, le Conseil économique et social dans sa stature actuelle n’est nullement une émanation des forces vives de la société civile. Nous dénonçons la mainmise des PDGistes sur cette institution et réclamons sa reforme totale, conformément aux 13 recommandations formulées par la société civile libre, qui concernent les institutions constitutionnelles. Le CES est une institution de la société civile. A ce titre elle ne peut être sous l’emprise du gouvernement. Les membres de la société civile ne doivent pas accepter cette parodie d’élection !» peut-on-lire sur le mur facebook de Georges Mpaga, président du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG).

Selon ses organisateurs, le processus menant au scrutin a été mené de manière à «doter l’institution d’élus avisés sur les questions et les attentes de nos compatriotes. Les 99 sièges globalement attribués peuvent paraitre aujourd’hui assez restreints pour les demandeurs, mais nous pensons que la répartition est plus une répartition qualitative que quantitative».

Les Conseillers du CES sont des spécialistes d’un certain nombre de secteurs, économique politique, social et environnemental, qui ont pour mission de conseiller le gouvernement et toutes les autres institutions dans des questions précises concernant la gestion du pays.

 
 

1 Commentaire

  1. Guy Massard dit :

    Tout ceci prouve que ce régime corrompu ne comprend rien et veut tout pour lui seul et ses affidés. Le CES n’a qu’un caractère consultatif. En quoi l’ouvrir aurait empêché quoi que ce soit ? Mais quand on est habitué à tricher, on ne réfléchit plus…. Dommage que des compatriotes aient volontairement décidé de tourner le dos à la réflexion pour ne plus faire dans la tricherie, la cuisine de bas étage et l’usage de la force

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