Deux jours durant, les partenaires marocains de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garanti sociale (CNAMGS) ont séjourné à Libreville, en vue du suivi des cas ayant été évacués et traités au Maroc mais aussi de l’évaluation des plateaux techniques des diverses structures médicales affiliées à cette structure.

Visite de partenaires marocains dans les hôpitaux gabonais

La délégation marocaine était composée des Dr Zouhair Chefchaouni, chirurgien cardio-vasculaire, Dr Chafik Aziz, neurochirurgien et Dr Benkiran Leila, anatomo-pathologiste, tous exerçant à la clinique Dar Salam à  Casablanca, au Maroc.

Avant d’aborder la tournée des infrastructures telles que l’Hôpital d’instruction des Armées Omar Bongo Ondimba ou le Centre hospitalier de Libreville (CHL) où ils ont échangé avec leurs collègues gabonais, les médecins marocains ont procédé au suivi des patients qui avaient été évacués dans leur pays grâce aux soins de la CNAMGS. Une initiative louable en ceci qu’elle a également permis de limiter les coûts, grâce notamment au déplacement des médecins vers les patients.

Très remarqué parce que très disponible, le Dr Chefchaouni a été attentif à tous les signaux qu’émettaient les patients qu’il a soignés au Maroc, entraînant par conséquent une satisfaction qui se lisait sur de nombreux sur des visages.

Les pointages indiquent que sur la quinzaine de patients de la CNAMGS qui avaient été traités ou avaient subi des opérations cardio-vasculaires au Maroc, la majorité se porte bien, ainsi qu’on a pu le noter de visu. Notamment avec Grégoire Moughiama Mouedy, Christophe Wouira, Aurélie Pascale Sangoubary ou Florence Massounga dont les améliorations de l’état de santé sont indiscutables. A l’hôpital militaire où ils ont été de nouveau consultés par le Dr Chefchaouni, c’est la satisfaction et l’appréciation juste du travail qui a été accompli par ce groupe d’experts Marocain.

«J’ai été opéré du cœur au Maroc. Je me porte bien et je loue les efforts de la CNAMGS pour fournir cette couverture sanitaire efficiente aux Gabonais. Je pratique désormais l’agriculture sans problème», a témoigné  Grégoire Moughiama Mouedy, ancien directeur administratif du CHL, patient affilié à la CNAMGS qui a été récemment opéré au Maroc.

Au-delà de la mission de suivi des malades, le Dr Chefchaouni et ses collègues avaient également pour objectif d’évaluer le plateau technique de certains hôpitaux de la ville affiliés à la CNAMGS, en vue de prétendre à des opérations dans les prochains mois sur place.

«Ma mission à Libreville est de faire le suivi des malades qui ont été traités au Maroc. J’ai constaté qu’ils se portent très bien à l’exception d’un ou deux qui devront être régulièrement suivis. Notre présence à Libreville est également pour voir le plateau technique afin de voir si au lieu de faire déplacer les patients, on ne peut pas les soigner sur place. Cela limiterait les coûts et permettrait de soigner plus de patients sur place», a expliqué le Dr Chefchaouni avant d’ajouter : «Je suis ravi d’avoir découvert cet hôpital qui est l’hôpital militaire. Il y a certes un manque de petit matériel et je pense que la CNAMGS peut donner un coup de main à cette structure.»

Outre ce passage à l’hôpital militaire, on a également noté des échanges avec les hommes de la corporation notamment au CHL et une réunion avec les médecins cardiologues de Libreville. Il a été question, entre autres, de voir dans quelles mesures le transfert de compétence peut s’effectuer afin qu’à la longue, il n’y ait plus d’évacuations sanitaires. «J’espère qu’il y aura une équipe qu’on enverra au Maroc pour renforcer leurs connaissances. Et là, le Gabon peut commencer la chirurgie cardio-vasculaire d’ici 6, 7 ou 8 mois si toutes les structures sont mises en place », ont souhaité les experts marocains.

La délégation a également été reçue par le directeur général de la CNAMGS, Michel Mboutsou avec qui elle a eu une séance de travail. S’en est suivie la visite du Centre hospitalier universitaire et l’Institut de cancérologie d’Angondjè.

 
 

4 Commentaires

  1. mabikemakombila dit :

    Tres bonne initiative, qui merite d’etre perpétuée.
    Mais le Gabon aujourdhui enrichie les autres pays alors que JEANNE EBORI avait été construite dans ce but.
    de plus la CNAMGS rentre aussi dans cette mafia des administrations gabonaises qui abandonne leur tache quotidienne pour se spcialiser dans l’invention des projets afin de creer des sortie d’argents qu’ils recuperent apres, par retro-commission. une grande maison de scurité sociale du pays est specialisé dans ce trafique. si les conseils d’administration de ces boites pouvaient vraiment faire leur boulo aussi, au lieu se reunir à chaque fois pour parler simplement des perdiems qu’on doit leur verser. il serait bien de faire l’inventaire des projets que nos boites inventent par années et verifier combien partent à la poubelle apres avoir été payé aux prix fort, le pays irait mieux.

  2. LBV-DEVELOPPEMENT dit :

    CHAPEAU A LA CNAMGS!!! que le bon Dieu assure la continuité de vos service !!!

  3. FATOUMA ZARA dit :

    bonjour .je m’appelle Fatouma Zara,et je suis drépanocytaire de la forme SS Connue qui présente une nécrose bilatérale des deux (2) tètes fémorales chez qui l’indication d’une double prothèse totale de la hanche est posée. Cette maladie me torture physiquement et moralement depuis plus de 20 ans.je voudrais que vous m’aidiez a entrer en contact avec une association ,ONG,FONDATION ou partenaire particulier qui pourrait m’assurer le financement pour guérir définitivement de cette maudite maladie j’ai entendu dire que dans certains pays on guérit la drépanocytose par une greffe de la moelle épinière .vu l’état de ma santé et le manque de plateau technique pour une chirurgie si lourde, je besoin d’une meilleure prise en charge adéquate.

  4. Jessica KOUSSOU dit :

    Bonjour je suis une patiente du Dr Chefchaoni. Il m’a operé le 16 decembre 2013. Depuis je me porte bien. Mercii a la cnamgs d’avoir supporté tous les frais

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