Alors qu’elle avait habitué ses téléspectateurs aux reportages, décryptages et autres éditions spéciales plus ou moins commandés par l’ex-directeur de cabinet Brice Laccruche Alihanga et président du conseil d’administration (PCA), Ike Ngouoni, actuellement entre les mains des services spéciaux, la télévision 100% infos du bord de mer semble subitement moins intéressée par l’actualité chaude du Gabon, notamment liée aux récentes interpellations d’anciens cadres de l’administration publique et parapublique.

Depuis l’interpellation de Ike Ngouoni Aila Oyouomi, porte-parole de la présidence de la République et PCA de Gabon 24, la télévision du bord de mer, s’intéresse désormais peu à l’actualité brulante du Gabon. © Communication présidentielle

 

S’ils attendaient un décryptage de l’actualité liée aux récentes interpellations d’anciens responsables de l’administration publique et parapublique, les téléspectateurs de Gabon 24 risquent de ne pas être servis de sitôt. Pourtant, la chaîne de télévision du bord de mer les avait habitués ces derniers mois à des émissions et reportages censés leur donner les clés susceptibles de leur permettre de comprendre l’actualité. Mais surtout, le média savait jouer son rôle de «porte-parole» de la présidence de la République.

Il n’était pas rare de prédire les limogeages de ministres ou autres responsables de l’administration publique dans les contenus de la chaîne, dont certains journalistes apparaissaient désormais comme les porte-voix «attitrés» de la hiérarchie, entendre l’ex-directeur de cabinet Brice Laccruche Alhianga et le président du conseil d’administration Ike Ngouoni. En leur temps, les ministres Pascal Houangni Ambourouet, Lambert Noël Matha et bien d’autres en ont fait les frais. Certains membres du gouvernement s’étaient vus humiliés en direct sur le plateau, simplement parce que les «chefs» d’alors l’avaient décidé.

L’actualité n’intéresse plus Gabon 24

Chose curieuse, depuis le début des interpellations liées à l’opération anticorruption lancée sur les instructions du président de la République, la chaîne 100% infos gabonaise semble moins intéressée à relayer l’affaire. Certains croient comprendre qu’elle ne saurait mettre à mal son «patron» Ike Ngouoni entendu depuis le 21 novembre à la Direction générale des services spéciaux (DGSS).

Le conseiller d’Ali Bongo et porte-parole de la présidence de la République, à en croire certains, intéresse les enquêteurs chargés des investigations portant sur les «soupçons de corruption et de blanchiment de grande envergure pouvant impliquer des agents publics et des sociétés privées». Pour d’autres, le collaborateur d’Ali Bongo et proche de Brice Laccruche Alihanga serait soupçonné de «complicité de haute trahison envers le chef de l’État».

Mais ça, à moins que ce n’ait été un opposant ou un haut cadre de l’administration publique dont les deux compères auraient souhaité se débarrasser, Gabon 24 ne saurait en parler en détail. Du coup, les grands sujets d’actualité n’intéressent plus la chaîne d’information en continu. Après les éditions spéciales sur les remaniements du gouvernement, l’affaire liée à la disparition des conteneurs de kevazingo, les discours à la Nation du chef de l’État, les vœux de Nouvel An d’Ali Bongo, etc. Gabon 24 a décidé de ne pas évoquer plus longuement l’opération dite Mamba 2.

 
 

1 Commentaire

  1. Lavue dit :

    Non événement. Le gars est trop nul pour mériter le moindre commentaire sur son sort.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW