L’immeuble abritant les services du ministère des Affaires étrangères, à l’abandon, a été visité par le ministre, le 22 novembre à Libreville. Il était question pour Alain-Claude Bilie-By-Nze de voir ce qu’il en reste, dans les perspectives de travaux de réhabilitation de cet édifice.

La visite du ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze à l’Hôtel des Affaires étrangères avec les membres de l’administration, le 22 novembre 2019. © Gabonreview

 

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Abandonné depuis plusieurs mois, l’immeuble abritant autrefois les services du ministère des Affaires étrangères a été visité par le patron de ce département ministériel, le 22 novembre à Libreville. «Ici c’est l’adresse même du ministère des Affaires étrangères. Dans chaque pays, il y a des ministères qui sont régaliens, des ministères qui sont de souveraineté, et le ministère des Affaires étrangères en fait partie. Ces lieux que nous avons visités aujourd’hui sont l’adresse du ministère des Affaires étrangères», a déclaré le ministre des Affaires étrangères.

«Malheureusement, un certain nombre de contingences liées à la vétusté accélérée du bâtiment, liées à d’autres contingences soupçonnées ont fait que les agents n’étaient plus ici en capacité de travailler convenablement», a regretté Alain-Claude Bilie-By-Nze. En juin dernier,  l’épisode de fuite de gaz pendant lequel le bâtiment a été évacué avait convaincu de la nécessité d’abandonner l’hôtel des Affaires étrangères à cause de sa vétusté.

La délégation conduite par le ministre des Affaires étrangères a fait le tour du propriétaire, appréciant chaque déformation, chaque coin pouvant être sauvegardé, rénové ou détruit. De part et d’autre du bâtiment, de l’eau suinte, le plafond a cédé, le mobilier a pourri et la moisissure a colonisé certains espaces.

«Mes prédécesseurs ont jugé utile, et je leur donne raison compte tenu de l’état des lieux que nous venons de constater, de trouver une solution provisoire. Mais, cette solution provisoire, il ne faut pas qu’elle devienne définitive. Ceci d’autant plus que les agents eux-mêmes, autant que l’opinion publique, demandent à ce que les Affaires reviennent ici», a relevé le chef de la diplomatie gabonaise.

Après une première expertise, le membre du gouvernement a annoncé des contre-expertises devant établir l’étendue des travaux à mener. Alain-Claude Bilie-By-Nze a estimé que le timing des actions à mener dépendra de l’expertise, de la décision qui sera prise par les plus hautes autorités. «Il y a les voies bien entendu celle du budget de l’État, si c’est possible, mais il y a aussi les voies de coopération, comment est-ce que nous pourrons trouver des partenaires pour nous aider à réhabiliter, si telle est l’option qui pourrait être retenue par l’expertise qui sera engagée dans quelques jours», a-t-il conclu.

Actuellement, les services des Affaires étrangères ont été délocalisés dans un bâtiment au quartier Batterie IV, dans le 2e arrondissement de Libreville. Un espace plutôt étroit, de l’avis des agents de ce département.

 
 

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