En vue de pousser le gouvernement à se saisir de leurs préoccupations, les membres du Mouvement des syndicats des agents de l’administration publique (Mosaap) ont observé un sit-in, le 16 juillet dernier devant le siège du Parti démocratique gabonais (PDG) à Libreville.

Le Mosaap, lors d’un sit-in devant le siège de la Primature en juin 2014. © Presse de la Primature/Jr mboulet
Le Mosaap, lors d’un sit-in devant le siège de la Primature en juin 2014. © Presse de la Primature/Jr mboulet

 

Désemparés, ne sachant plus à quel saint se vouer, les membres du Mouvement des syndicats des agents de l’administration public (Mosaap), en grève générale illimité depuis le 4 juin dernier, usent de tous les moyens pour accélérer le traitement de leur dossier par le gouvernement. C’est ainsi qu’ils ont squatté plusieurs heures durant, le 16 juillet dernier à Libreville, les locaux du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), dans l’espoir de rencontrer les responsables de cette entité. Et ils ont obtenu gain de cause, puisqu’ils ont été reçus par Jérôme Kwenzi Mikala, secrétaire national chargé des relations avec les confessions religieuses et les ONG caritatives.

«Le PDG est un partenaire indirect à qui nous devons poser nos problèmes. C’est ce qui nous a amenés à faire le sit-in», a expliqué le porte-parole du Mosaap, poursuivant : «En arrivant nous avons trouvé gain de cause parce que c’est le parti au pouvoir. Le gouvernement c’est PDG, le président de la République c’est PDG et nous avons bien fait de venir ici pour expliquer au secrétariat général du parti les tenants et les aboutissants de la grève du Mosaap (…) Nous avons demandé au secrétariat général du PDG d’interpeler le président de la République», a encore dit Chantal Mackossot.

Se posant en républicaine et en adepte du dialogue social, le porte-parole du Mosaap s’est étonné de l’absence de lien avec la présidence de la République. «Le président de la République reçoit les partis politiques, le patronat…mais n’a jamais reçu les partenaires que nous sommes», a-t-elle déploré, indiquant par la suite qu’en «2012-2013, le gouvernement avait pris la charge de régler tous ces points inscrits aujourd’hui».

Pour rappel, le Mosaap réclame notamment la mise en place d’une nouvelle grille salariale comportant l’augmentation du Smig, le relèvement du point d’indice, le payement intégral des rappels de soldes prévus entre juin et décembre 2013, la régularisation de toutes les situations administratives des agents des administrations publiques, l’enrôlement et la bancarisation au trésor public de la main-d’œuvre permanente, le payement de la location de rentrée scolaire dès l’âge de 3 ans pour l’année scolaire 2013-2014 et la répartition équitable de la prime d’incitation à tous les agents de l’État avec pour seul discriminant la hiérarchie.

 

 
 

2 Commentaires

  1. Le citoyen Libre dit :

    Demander l’aide au parti au pouvoir n’a pas de sens c’est comme si ce parti n’est pas à l’origine du problème c’est donner une opportunité une fois le problème résolu à ce parti de se vanter d’être le parti qui pense aux gabonais alors qui joue au pyromane et au pompier. Il n’y a pas d’aides à demander mais plutôt une exigence du parti au pouvoir de résoudre ce problème , on est pas là pour demander l’aumône.. !

  2. Mouthou dit :

    Triste et pathétique………!
    Je ne sais pas si ces gens s’informent sur les activités du PDG, mais récemment Boukoubi “le Giflé” a félicité le gouvernement pour ses actions de gouvernance. En gros, quelle écoute le MOSAAP pense avoir eu? Comment vas-ton prendre au sérieux vos revendications?

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