Un quatrième ministre a été interpellé dans le cadre de l’opération scorpion. Viré du gouvernement le 2 décembre, Roger Owono Mba a rejoint au B2 ses anciens collègues et frères d’armes Brice Laccruche Alihanga, Tony Ondo Mba et Noël Mboumba.

L’ex-ministre de l’Economie et des Finances cogite sur son avenir à la DGR. © D.R.

 

Combien de ministres seront interpellés dans le cadre de l’opération scorpion, la croisade contre la corruption en cours au Gabon ? La question vaut son pesant d’or, d’autant plus que, selon certaines indiscrétions, «il y en a encore qui sont en sursis». Pour l’heure, on en compte quatre. Après Noël Mboumba, Brice Laccruche Alihanga et Tony Ondo Mba, Roger Owono Mba, le ministre sortant de l’Économie et des Finances, a été interpellé le 4 décembre.

Depuis deux jours, Roger Owono Mba est comme les autres, gardé à vue à la Direction générale des recherches (DGR). L’ex-ministre serait interpellé pour «présomption de détournement de l’argent public, corruption et blanchiment de capitaux». Comme certains directeurs généraux, épinglés lors de la première vague d’interpellations, Roger Owono Mba dont le départ du ministère des Finances a par ailleurs été applaudi, ne sera pas présent à la cérémonie de passation de charges prévue ce 6 décembre, tout comme ses deux anciens collègues, Noël Mboumba et Tony Ondo Mba.

Si après les auditions à la DGR il est inculpé, Roger Owono Mba et toutes les autres personnes inculpées dans le cadre de cette opération contre la corruption seront lourdement punies. Selon le procureur de la République Patrick Roponat, «si les détournements dénoncés sont avérés, la juridiction de jugement prononcera les condamnations prévues par la loi». «On appliquera la règle de la condamnation maximale. C’est l’infraction la plus réprimée qui l’emportera sur l’infraction la moins réprimée», a-t-il fait savoir.

Âgé de 60 ans, Roger Owono Mba est entré au gouvernement le 10 juin 2019 en qualité de ministre de l’Économie, des Finances et des Solidarités nationales. Plutôt déprécié par les partenaires sociaux des départements ministériels dont il avait la charge, ce produit du secteur privé se retrouve 5 mois après son entrée au gouvernement, dans les mailles de la justice.

 
 

2 Commentaires

  1. Akoma Mba dit :

    Soyeux serieux. À quand la détention d’Ali Baba et toute sa famille, les maitres-voleurs de ce pays?

  2. Jean jacques dit :

    Akoma,ton ping a eu tout cet argent qui vous donne?maintenant vos faux opposants ne ouvrent plus vos bouches tous ceux qui sont arrete aujourd’hui sont les gens du parti au pouvoir.si c’etait un faux opposant les gens allaient parler de persecution.le pays comme la Chine ou Singapour sont les Nations deveppees et riches mais la corruption quelqu’un cours les risques d’une prison a vie.Tous ceux qui volent l’argent public ce sont qui gagnent bien.mais preferent voler.le peuple devrait dire merci et soutenir cette operation et exiger les operations dures du genres pour traquer tous les voleurs.si les individus volent des grosses sommes,c’est qu’il y a de l’argent au Gabon.pourquoi les recrutements sont suspendus?pourquoi faire les prets aupres des FMI?pourquoi on n’a pas des routes ,hopitaux.ecoles et universites modernes? Pourquoi on arrive pas a construire le Gabon faire un pays moderne.Ou l’argent du Gabon sert a une categorie des personnes et leur famille le reste de la population crupie dans la misere.

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