Le contrôle des charges à l’essieu et l’aménagement en zones urbaines d’aires de stationnement appropriées pour les camions et véhicules utilitaires, tels sont deux chantiers que le ministère de l’Equipement entend engager pour préserver le patrimoine routier de l’Etat. 

Un moment de la séance de travail du Syltteg au ministère de l’Equipement, le 11 juin 2019, à Libreville. © Gabonreview

 

Engagé dans la préservation du patrimoine routier de l’Etat, le ministre de l’Equipement entend y parvenir à travers deux mesures phares. Il s’agit du contrôle des charges à l’essieu et l’aménagement en zones urbaines d’aires de stationnement appropriées pour les camions et véhicules utilitaires. Un horizon qu’Arnauld Engandji a partagé avec le Syndicat libre des transports terrestres du Gabon (Syltteg), le 11 juin à Libreville.

 

Arnauld Engandji durant son intervention. Vue des membres du Syltteg. © Gabonreview

«Notre ambitieux est à protéger le patrimoine routier national de plusieurs pratiques ou comportements déviants de certains opérateurs économiques. La réglementation Cemac fixe un tonnage maximum pour les véhicules. Or, lorsque la réglementation parle de 40 tonnes à l’essieu, par exemple, nous avons des opérateurs qui en sont à 60. Et ces surcharges sont à l’origine de la détérioration rapide de la route. De même, lorsque vous avez la formation continue de bourbiers sur les voies non bitumées, c’est aussi des questions de surcharge», a affirmé Arnauld Engandji, convaincu que le contrôle des charges à l’essieu permettra de limiter la casse.

Le ministre de l’Equipement milite aussi pour protéger le patrimoine routier de tout accès non encadré. «Si vous regardez au niveau de l’échangeur d’Awendjé, un commerce de location de camions et véhicules utilitaires s’est développé. Tout le coté de stationnement des véhicules est complètement détérioré. Parce qu’il n’y avait pas d’aménagement particulier pour permettre la circulation de véhicules. Ce qui fait que la couche de roulement est impactée par ces activités et la chaussée s’en retrouve dégradée», a-t-il regretté.

Arnauld Engandji entend ainsi y remédier. «Avec les transporteurs, nous souhaitons ensemble explorer des possibilités d’accompagnement que le ministère pourrait apporter. Il s’agirait donc de mettre à disposition d’autres emprises foncières qui sont du patrimoine routier de l’Etat, un espace où les opérateurs pourront s’installer avec les aménagements appropriés, pour éviter le niveau de dégradation observable au niveau d’Awendjé», a-t-il révélé.

Une vision partagée par le Syltteg. «C’est une démarche légitime et légaliste. Nous n’allons pas toujours rester dans la situation de désorganisation actuelle, il faut bien évoluer vers des formes plus organisées», estime le président de ce syndicat. Jean Robert Menié a cependant que le gouvernement aménage effectivement des aires de stationnement appropriées, «pour ne pas retomber dans la situation d’Awendjé notamment, où les transporteurs sont obligés de stationner à même la route».

S’agissant du contrôle des charges à l’essieu, le Syltteg espère juste que les prix du pesage soient «abordables». Après le syndicat des transporteurs, le ministre de l’Equipement va rencontrer le patronat, «pour leur expliquer comment nous entendons désormais fonctionner».

 
 

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