Maillon essentiel de l’activité au sein du nouveau port de Port-Gentil, la route au sein de cet espace économique va être entièrement réhabilitée. Le chantier lancé, il y a deux jours, par l’Office des ports et rades du Gabon (Oprag), permettra à terme «d’optimiser le domaine portuaire dans la capitale économique».

En piteux état depuis quatre ans, la route du port de Port-Gentil va être réhabilitée. © Gabonreview

 

Parsemée de nids de poules depuis quatre ans, la route du nouveau port de Port-Gentil va être l’objet d’une cure de jouvence. Le directeur général de l’Office des ports et rades du Gabon (Oprag) vient en effet de lancer les travaux de réhabilitation de cette voie stratégique. «Je suis actuellement à Port-Gentil pour le lancement de la route d’accès du port de Port-Gentil qui était dans un piteux état depuis près de quatre ans. Une situation qui entachait gravement l’image de l’Oprag», a déclaré Landry Régis Laccruche Lelabou.

Les officiels lors du lancement du chantier. © Gabonreview

La vision première de l’autorité portuaire du pays est de permettre aux entreprises installées dans le périmètre du nouveau port d’expédier et recevoir leurs marchandises et équipements, sans difficulté inhérente à la route. «En réhabilitant cette route, nous allons améliorer la sécurité de l’acheminement des biens dans le port mais, également, leur sortie vers la ville. Celle-ci nous permettra de mettre à la disposition du port un instrument qui permettra d’optimiser le domaine portuaire dans la capitale économique», a souligné le patron de l’Oprag.

Deux entreprises ont été retenues pour ce chantier. Spécialisée dans la construction de routes et de bâtiments, Marina Group livrera sa part de travail dans cinq mois. Socoba, l’autre entreprise commise à la tâche, réalisera sa charge de travail en six mois.

Grosso modo, les travaux comprennent le terrassement de la voirie avec une épaisseur d’un peu plus de cinquante centimètres, une couche de sable de trente-cinq centimètres et une couche de géotextile. En second lieu, la route bénéficiera d’une couche de vingt-cinq centimètres de gravier concassé. Enfin, sera posée une couche de roulement en pavé de 13 cm d’épaisseur, sur un lit de sable de 13 cm.

La route réhabilitée ne sera donc plus bitumée. Un choix qui interpelle déjà les opérateurs économiques quant à la solidité et la pérennité de l’ouvrage, vu les lourdes charges quotidiennes qu’il devra supporter. De l’avis de spécialiste, l’option s’avère efficiente du fait qu’il ne s’agit pas d’une voie de trafic intense, ni de trafic rapide.

 
 

3 Commentaires

  1. Eniga dit :

    “De l’avis de spécialiste, l’option s’avère efficiente du fait qu’il ne s’agit pas d’une voie de trafic intense, ni de trafic rapide”.
    Tout les container et les lourdes charges à Port-Gentil sortent du port.
    Cela devrait être bitumée, c’est la vitrine du Gabon pour les investisseurs étrangers.
    De plus le port de Port-Gentil devrait être autonome.

  2. Pas d'accord dit :

    @ Eniga,
    Le port est en 2 parties, une internationale et l’autre nationale, ce sont les 500 mètres qui vont du premier port aux deuxième qui pose problème.
    Mais sur cette route se trouvent beaucoup de compagnie petrolieres, qui n’ont jamais voulu sortir 1 franc de leurs poches pour payer pour les réparations.
    Expert incompétent: 13 cm de sable sous pavés n’est pas correct dans cette configuration.
    6 mois pour faire 500 mètres, soit c’est du bouffage, soit ils n’ont pas encore les sous et ils ont juste fait une annonce. Au maximum, c’est un chantier de 3 mois top chrono.
    Coté drainage, pas de problemes non plus.
    Le gravier existant en quantité demandé est réutilisable. environ 4000 m2 de pavés, 500 mètres de caniveaux.
    En étant très très généreux prix maximum 400 millions. (320 millions serait le prix compétitif)

    Combien pour ce chantier ?

  3. Hermann O. dit :

    J’arriverai jamais à me faire à cette constante qui consiste à attendre l’extrême dégradation pour agir et fanfaronner devant les caméras. Peut-on estimer les pertes des entreprises (et par ricochet l’Etat), en temps et matériels, subies depuis 4 ans du fait de l’état de cette route.Je ne parle même pas de l’image infligée aux opérateurs économiques étrangers qui y accèdent pour la première fois.

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