Le Premier ministre a échangé, le 19 septembre à Libreville, avec les acteurs du secteur de l’Éducation. Julien Nkoghe Bekale a annoncé la construction, cette année, de 5000 salles de classe et la régularisation de 800 situations administratives.

Le Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, entouré du ministre l’Éducation nationale Michel Menga et du ministre délégué auprès du 1er ministre, Christian M’envie, lors de la réunion avec les partenaires sociaux, le 19 septembre 2019 à Libreville. © Gabonreview

 

Moment d’échange avec les acteurs du secteur. © Gabonreview

Deux semaines avant la rentrée scolaire 2019-2020, le Premier ministre a échangé, le 19 septembre à Libreville, avec les acteurs du secteur l’Éducation nationale. Si Julien Nkoghe Bekale s’est dit satisfait du déroulement de l’année passée, au regard des résultats qu’il a jugé «globalement satisfaisants», le Premier ministre a présenté les actions envisagées par le gouvernement, notamment en matière de capacités d’accueil.

Le Gabon accuse, selon le Premier ministre, un déficit de 398 salles de classe dans le primaire et 2527 dans le cycle secondaire. Pour résorber cet écart, le gouvernement envisage de construire 803 salles de classe pour l’année 2019-2020 et 800 de plus pour l’année 2020-2021. Le même effort devrait se poursuivre avec la construction de 1315 salles en 2021-2022 et 1164 en 2022-2023.

Pour une meilleure prise en main des élèves, le gouvernement souhaite une réforme de l’École normale supérieure (ENS) pour recentrer l’établissement sur sa vocation première : la formation des enseignants.

Il en est de même pour l’École normale d’instituteurs (Eni). Le gouvernement entend procéder à l’évaluation précise de besoins d’enseignants par discipline. Celle-ci devrait déboucher, selon le Premier ministre, sur la réouverture de cet établissement.  Par ailleurs, le gouvernement a délivré 800 attestations de recrutement.

Tout en exprimant leur lassitude sur les réunions répétitives pour les problèmes dont les solutions sont censées être connues, les partenaires sociaux ont précisé au Premier ministre le nœud de leurs préoccupations. Il s’agit pour l’essentiel de la régularisation des situations administratives des promotions de l’ENI et l’ENS de 2014 à 2015. Les partenaires sociaux ont également soulevé la question de l’insécurité dans les établissements scolaires et le non-paiement de bourses scolaires depuis plusieurs années. Julien Nkoghe Bekale a promis de tout mettre en oeuvre pour accélérer la résolution de ces problèmes.

Les membres du gouvernement en visite de chantier, le 20 septembre 2019. © ComGouv

Outre son échange avec les partenaires du secteur éducation, le Premier ministre a effectué une visite d’inspection dans des établissements entièrement rénovés et différents chantiers devant abriter des complexes scolaires. Il s’agit de : l’école-pilote du centre, l’école publique de Glass, le futur complexe scolaire d’Awendjé, le lycée technique de Bikele et enfin le CES de Bikele.

 
 

2 Commentaires

  1. ULIS dit :

    Construction de 5000 salles de classes !! ?? Encore une PROMESSE en l’air… Pitié ! Commencez d’abord à réhabiliter les écoles existantes SVP… A Ntare Nzame !!!

  2. Mebiame Claude dit :

    Vous pouvez toujours construire de nouvelles écoles ou réhabiliter celles qui existent déjà. C’est bien. Mais le plus important, il me semble, c’est un changement de mentalité, une hygiène de vie…

    Pourquoi j’écris cela ? Il y a une trentaine d’années, des élèves de race blanche fréquentaient encore nos écoles primaires et secondaires. J’ai connu personnellement des enfants blancs dans certaines de mes classes du primaire et du secondaire. Pourquoi ne viennent-ils plus dans nos établissements primaires et secondaires ? Réponse: parce que nous n’avons pas d’instituteurs bien formés. Mais aussi, parce que nos bâtiments scolaires ne sont pas entretenus. Fréquentez aujourd’hui les WC de ces établissements: c’est un vrai désastre. Ne demandez pas à ses enfants européens d’aller faire leurs besoins dans des toilettes aussi sales.

    Raison pour laquelle si vous souhaitez revoir ces petits français dans vos salles de classes (primaires ou secondaires), changeons d’abord de mentalités. Devenons des hommes, des femmes et des enfants responsables. Une hygiène de vie (dans tous les sens du mot) est à vivre au quotidien.

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