La communauté internationale célèbre le 19e anniversaire de l’adoption de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, reconnaissant le rôle des femmes dans la prévention et la résolution des conflits. Si pour sa mise en œuvre les États membres doivent développer et appliquer des plans nationaux d’action, le Gabon ne l’a toujours pas fait.

Pépécy Ogoulinguendé espère que le Gabon adoptera son PNA d’ici à 2020. © D.R.

 

Le Gabon semble à la traine en ce qui concerne la mise en œuvre de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, reconnaissant le rôle des femmes dans la prévention et la résolution des conflits. C’est l’amer constat de la société civile gabonaise, au moment où la communauté internationale célèbre, le 31 octobre, le 19e anniversaire de l’adoption de cette résolution.

Le Gabon fait partie des pays qui peinent à développer et appliquer des plans nationaux d’action (PNA), préalables à la mise en œuvre de la Résolution 1325 des Nations Unies. «Il faut dire qu’en 2019 les choses ont quand même avancé parce qu’il y a eu la mise en place d’un comité qui sera chargé d’élaborer et de suivre jusqu’à l’adoption de ce plan d’action. Mais effectivement, à la veille du 20e anniversaire, il est quand même dommage que nous soyons en Afrique centrale parmi les quelques pays qui n’ont pas encore leur plan d’action», déclaré Pépécy Ogouliguendé, la coordinatrice de la plateforme Gabon Groupe Résolution 1325 femme paix et sécurité.

Pour elle, si le comité au Gabon a été mis en place pour cet effet, un plaidoyer doit être mené auprès des parties prenantes, notamment le gouvernement. Selon Pépécy Ogouliguendé, en 2020 tous les pays membres feront le point sur les avancées d’où l’intérêt pour le Gabon de mettre en œuvre son PNA. «C’est un grand rendez-vous international, nous avons encore quelques mois et nous espérons que d’ici le 31 octobre 2020, nous aurons enfin notre plan d’action», a-t-elle dit.

Alors qu’au niveau de la sous-région un PNA a été adopté, l’acteur de la société civile espère qu’en 2020, date de bilan, le Gabon aura enfin sa feuille de route pour une implication optimale des femmes en matière de paix et de sécurité.

 
 

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