Le tout dernier Conseil suprême de la magistrature (CSM) n’a visiblement pas été positif pour Satram, notamment avec l’éviction de la présidente du tribunal de première instance de Port-Gentil. Conscient que cette décision découle  des «manœuvres dilatoires de certains groupes d’aventuriers liés à la mafia corse et libanaise», le conseil d’administration de Satrammarine qui dit en avoir identifié les auteurs, appelle l’opinion, marocaine, gabonaise et internationale, à la vigilance.

© Gabonreview/ Capture d’écran

 

24 heures après le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), le conseil d’administration de Satrammarine s’est réuni expressément, le 18 juillet à Rabat. Au terme de ce tour de table, les administrateurs ont lancé une alerte quant aux «manœuvres dilatoires de certains groupes d’aventuriers liés à la mafia corse et libanaise de nuire à la marche du groupe dans le cadre du redressement judiciaire conduit avec succès par le tribunal de 1re instance de Port-Gentil».

L’alarme de Satram découle donc de l’éjection de la présidente du tribunal de 1re instance de Port-Gentil. Rita Ntsame Obiang s’est notamment illustrée en empêchant les syndics, successivement commis au redressement de Satram, de dépiécer l’entreprise en vue de sa liquidation, ainsi qu’il est de tradition au Gabon lorsqu’une structure est en redressement judiciaire. Dans une interview en février dernier, le président-directeur général de Satram, Mustapha Aziz, se félicitait à ce propos des «décisions du tribunal de Port-Gentil qui, d’ailleurs, fait tout ce qu’il faut pour résoudre les problèmes sociaux de cette ville industrielle, qui est la première ville économique du pays».

Nombreux sont ceux qui commencent à penser que la mise à l’écart de la jeune dame pourrait être un stratagème du ministre de l’Intérieur, de la Justice, Garde des Sceaux, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou, et de quelques alliés aux visées malveillantes. Le ministre qui, contre les principes démocratiques, gère à la fois les juges au siège et la force publique, était récemment soupçonné par bien de médias d’avoir lorgné avec avidité sur 2 milliards  de francs CFA destinés à Satram dans le cadre d’un recouvrement.

Placée sous les feux de la rampe par un documentaire d’actualité réalisé par les journalistes de l’émission “Surface” et diffusé en avril dernier sur la chaîne Gabon 1ère, l’affaire a débouché sur une pléiade de titres de presse retentissants : «Le ministre de la Justice et les milliards de Egca», titrait alors l’hebdomadaire Le Mbandja relayant les informations d’un blog Mediapart ; «2 milliards détournés par Anicet Mboumbou Miyakou ?», interrogeait Gabonmediatime ; «le procureur enfonce le ministre de la Justice», notait un autre blog Mediapart.

En tout cas, avec l’éviction de la présidente du tribunal de Port-Gentil, les adversaires de Mustapha Aziz semblent n’avoir pas abandonné les subterfuges visant à nuire à la bonne marche du groupe et surtout au redressement de Satram. Pas de quoi inquiéter l’équipe dirigeante de Satrammarine, qui dit avoir identifié les «délinquants dans le jeu du blanchiment d’argent lié à la mafia corse et au Hezbollah libanais pro iranien. Leur but primordial est de transformer notre groupe en une machine de blanchiment servant les intérêts iraniens et mafieux». Début 2019, en effet, Afriquenation.com mettait déjà au grand jour «une machinerie des Corses du Gabon» visant à faire main basse sur Satram, leader de la logistique dans le pays.

Avec l’accélération de ses «manœuvres dilatoires visant à handicaper le groupe», la «mafia corse» poursuit vraisemblablement sa stratégie scélérate d’accaparement de cette entreprise de logistique maritime et pétrolière. «Nous condamnons ces actes de bas étage protégés par certains individus haut placés et demandons à l’opinion internationale marocaine et gabonaise d’être vigilant et conscient de ces actes criminels qui cherchent à priver le Gabon d’un fleuron de la coopération maroco-gabonaise et brader ses acquis et mettre des milliers d’employés dans la rue sans ressources ni dignité», clame le conseil d’administration de Satrammarine.

Alors que la Cour de Cassation marocaine a validé l’exequatur du testament de Lahcen Jakhoukh, début juillet, les ennemis de Satrammarine, eux, sont visiblement toujours à la manœuvre.

 
 

7 Commentaires

  1. Elobio dit :

    Éviter de raconter des fausses histoire de à propos de cette grande entreprise qu’est Satram quand vous n’aviez aucune information fiable.depuis plus de 20 mois des pères et des mères de famille ont tout perdu particulièrement leur dignitées car plus de scolarisation de leurs progénitures des loyers impayés des couples séparés et plus d’une centaine de morts par manque de moyens de prendre en compte les moyens de se procurer des médicaments ou même simplement se faire consulter dans une unité sanitaire.

  2. M'hamed TERRABjjjjjC dit :

    C’est triste de constater que ceux qu’on considère comme des frèfes et des amis, ourdent des projets malsains. Mais comme dit notre adage, ‘ce qon a partagé les confondra’.

  3. Abala Ngouoni Sylvana dit :

    Sil y a des gens qui doivent se taire dans ce Gabon là, c’est bien ce Monsieur Mustapha Aziz, soit disant, président-directeur général de Satram. Parce qu’il y a près de 20 ans, ce Monsieur Mustapha AZIZ fait miroiter au Feu Président Omar BONGO ONDIMBA, un projet de construction des maisons à caractère social à Libreville. De nombreux Gabonais y avaient cru en allant souscrire, en versant de grosses sommes à sieur Aziz dans ses bureaux près du Méridien. Après cet acte d’escroquerie, l’homme avait simplement pris la clé des champs, pour réapparaître aujourd’hui en donneur de leçons à des communautés de Pierre et d’Alassan, sans se mirer!
    L’interview de Gabonreview à ce monsieur devrait porter plutôt sur la destination des sommes escroquées aux Gabonais, dans le cadre des logements sociaux qui ne sont jamais sortis de terre et comment compte -t-il rembourser.
    Voilà!

    • Mathieu.G dit :

      Pure invention du casino corse . Pour votre information M AZIZ était le conseiller personnel du president Omar Bongo et non un développeur des projets foireux comme la construction sociale des corses qui veulent s accaparer de SATRAM avec le Hezbollah libanais pour la transformer en machine de blanchiment .

    • Madelaine dit :

      Je confirme un précédent commentaire de Philomene Nz qui confirme que Bâti le corse n’est pas très intelligent c’est juste une brute qui a de la suite
      dans les idées ,quand à sa société de BTP, Kabi,ça fait bien longtemps qu’elle ne fait plus rien et ça m’étonnerait qu’elle puisse gagner des marchés honnêtement car tout ce qu’elle à bâtie s’émiette ou s’écroule. Allez voir le village qu’ils ont construit à Bongoville pour la CAN à coup de dizaines de milliards! Scandaleux!
      C’est une famille pauvre paysans corses devenus barman et mafieux, le BTP ils n’y connaissent rien de rien. La logistique aérienne un peu et encore à condition de transporter de la blanche ou des valises pleines de billets.
      Ça m’énerve au Gabon, les blancs peuvent arriver comme chauffeur et finir expert en ce que vous voulez!
      Bati et consorts, SVP quittez le Gabon !
      Et ne s attaquer pas à des gens de haut niveau qui ont servi dans des instances internationales alors que vous vous étiez dans les montagnes corses à garder vos chèvres.

  4. M'hamed TERRAB dit :

    Et dire qu’on les considérait comme des frères et des amis, en plus ils n’ont cure de la dimension sociale de l’entreprise.

  5. La Mamba dit :

    Mes chers compatriotes,

    Ne soyons pas stupide, cela ressemble plus à une guerre commercial qui n’est autre que de dégager l’entreprise SATRAM et prendre sa place.

    Si nous regardons cette affaire de prêt, cela sens le coup fourré à distance.

    Le Corse alias “BATI” n’est autre que le beau frère d’une certaine Habiba qui est la belle sœur du père de Jean Batiste alias “BATI”.

    Celle-ci vit avec un marocain qui était très influent dans le Groupe SATRAM et qui cherche à en avoir le contrôle en complicité avec les Corses.

    AFFAIRE TRÈS JUTEUSE.

    Pour information, M. Jean Batiste “BATI” est très proche d’un certain GHASSAN, libanais naturalisé gabonais celui-ci maitrise une partie du système judiciaire au Gabon, corrompu.

    Ce dernier met tout en ouvre, pour soutenir son Ami alias “BATI”.

    Il serai souhaitable, que le MAMBA aille donner un coup de pied dans ce panier à crabe qui commence à sentir très mauvais.

    Au demeurant du Groupe SATRAM, résisté, car comme je le citai plus haut,ce n’est pas toute la justice gabonaise qui est corrompu, il existe encore des magistrats qui font la fierté de notre pays et qui seront faire la part des choses en rendant JUSTICE à celui qui le mérite.

    Commencé par vous intéresser à Ghassan le tout puissant intouchable, car comme le dit le dicton ‘LE MENSONGE PREND L’ASCENSEUR, LA VÉRITÉ L’ESCALIER, MAIS CELLE -CI EST IMPLACABLE ET IRRÉVERSIBLE”.

    L’AVENIR NOUS EN DIRA PLUS,
    QUE LA VÉRITÉ TRIOMPHE DANS CETTE AFFAIRE.

    A BON ENTENDEUR,
    SLT

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