L’ONG Sea Shepherd a reçu de la plus grande loterie caritative des Pays-Bas, Dutch Postcode Lottery, un financement de 1,2 milliard francs CFA. Cette manne servira à la création d’un sanctuaire de requins au Gabon, le premier en Afrique.

Sea Shepherd a reçu un financement de 1,2 milliard de FCFA pour la création d’un sanctuaire de requins au Gabon. © D.R.

 

Engagée dans la lutte contre la pêche illicite depuis 2016, Sea Shepherd vient de recevoir une aide précieuse dans son combat. Selon Executive Maritime, l’ONG américaine vient de recevoir de la Dutch Postcode Lottery, une enveloppe de 1,2 milliard de francs CFA pour la création, au Gabon, du premier sanctuaire.

L’établissement d’une zone de protection dans les eaux gabonaises, le premier en Afrique, est l’aboutissement d’un travail de longue haleine. Depuis 2016, Sea Shepherd travaille avec les autorités gabonaises pour mettre fin à la pêche illicite au Gabon. En 2018, l’ONG a étendu son soutien au pays en fournissant des orientations politiques, par le biais de sa division juridique (Sea Shepherd Legal, SSL).

À l’issue de plusieurs ateliers depuis le début 2019, SSL et l’Agence gabonaise des parcs nationaux (ANPN) ont convenu que le Gabon pourrait devenir le premier pays africain à assurer la protection totale des requins et des raies.

S’inspirant de l’expérience de sanctuaires de requins à travers le monde, l’ANPN et SSL visent à s’assurer que le site au Gabon comprendra «un cadre juridique solide, une application rigoureuse et une surveillance complète de la biodiversité». Chaque année, plus de 100 millions de requins sont tués par les activités humaines. Certains scientifiques ont démontré que la baisse du nombre de requins entraîne la perte d’espèces de poissons, mollusques et crustacés.

Depuis 2007, Sea Shepherd a reçu plus de 11,4 milliards de francs CFA de la Dutch Postcode Lottery, la plus grande loterie caritative des Pays-Bas. Depuis sa création en 1989, cette structure soutient des œuvres caritatives à travers le monde.

 
 

2 Commentaires

  1. Maroundou dit :

    Je n’ai rien contre les requins et je comprend qu’il faut protéger certaines espèces animales. Malgré les dollars brandis a t-on évaluer comme il faut, l’impact sur les autres espèces et la biodiversité Gabonaise si on laisse la prolifération des requins et raies? L’équilibre est fragile dans toute chose et surtout en étude environnementale. Sans compter que les plages du Gabon deviendraient dangereuses vue que la population Gabonaise serait transformée en gibier si les requins en quête de nourriture se rapprochent des cotes.

  2. BIKELE dit :

    Excellente initiative que de protéger la faune et la flore gabonaise.

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