Accusé par les syndicalistes d’avoir distrait de l’argent public devant servir à leur rémunération, le directeur de la Société gabonaise de transport (Sogatra) a bénéficié, lundi, du soutien de la tutelle. Le ministre des Transports et du Tourisme s’en est vertement pris à ses contempteurs.

Le ministre des Transports et du Tourisme, Justin Ndoundangoye, face aux syndicalistes de Sogatra, le 24 juin 2019. © MTT/Agatour

 

Seulement quatre mois après son arrivée à la tête de la Sogatra, Bruno Minko Mi Ngoua fait déjà l’objet d’attaques et d’accusations diverses de la part de certains de ses administrés. Le directeur général est notamment accusé par les syndicats de la société d’avoir «volé» de l’argent public destiné au paiement des salaires des agents. Ces derniers jours, en effet, les tensions se sont ravivées à la suite de l’annonce d’une nouvelle grève des agents qui revendiquent le paiement de 7 mois d’arriérés de salaires.

S’il a dit comprendre les inquiétudes des agents et leur impatience à rentrer dans leurs droits, Justin Ndoundangoye ne s’est pas moins insurgé contre les critiques portées sur la qualité de la gestion du patron de Sogatra. Pour le ministre des Transports et du Tourisme, Bruno Minko Mi Ngoua n’est en rien responsable de la situation actuelle de la société publique de transport en commun. Il s’en est vertement pris aux accusateurs du DG.

«Le directeur général a été nommé par décret du président de la République, a-t-il rappelé, lundi, au cours de sa réunion avec les syndicalistes. Il est le seul qui répond de la gestion [de Sogatra] devant la Cour des comptes qui est une autre institution de la République, qui a des missions de contrôle de la gestion financière des structures étatiques. […] Il faut qu’on cesse avec ces histoires [selon lesquelles] ‘‘X a volé, Y a volé’’.»

À Sogatra où l’on appréhende la mise en service, en août prochain, de Trans-Urb, la nouvelle société publique de transport en commun, les agents attendent des explications sur le retard de paiement de 5 mois de salaires de l’exercice 2018, en dépit de l’ordonnance de paiement signé par le ministère du Budget l’an dernier. Les mois de janvier et février 2019 «bloqués par le Trésor public» sont aussi attendus. Le ministère des Transports et du Tourisme annonce une rencontre tripartite avec les syndicalistes et la direction générale de Sogatra pour ce mercredi 26 juin.

 
 

1 Commentaire

  1. CITOYENGABOMA dit :

    @ Mr le Ministre,

    Pourquoi créer une nouvelle société publique de transport quant on sait que sa grande sœur (sogatra) n’est jamais parvenue à satisfaire LBV et ses environs? Qu’est ce qui changera? Utiliserez-vous les mêmes bus?
    Je vous donne une petite idée:
    Nous disposons de 3 grandes communes, à savoir AKANDA, LIBREVILLE, OWENDO. Chaque commune doit disposer de sa société de transport en plus d’une gare routière digne. Afin de fluidifier le système, les échanges de passagers ne doivent et uniquement se faire qu’au niveau des gares routières. Les bus d’owendo ne doivent pas circuler à LBV ou Akanda et vis-versa. Ainsi, si je dois me rendre à akanda et que j’habite akournam 2, alors je prends le bus de ma commune, une fois à la gare, j’emprunte celui de la commune de LBV jusqu’à sa GR, au finish, je prends celui d’Akanda city…
    Libreville peut avoir 2 GR, l’autre lui servant d’évacuer les passagers vers la commune de Ntoum.

    Avez-vous compris cela ?

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