En rencontrant le Premier ministre le 13 février, les membres de la société civile ont exprimé le vœu de rencontrer le président de la République. Cette rencontre avec Ali Bongo permettra de rassurer les partenaires sociaux.

Emmanuel Mvé Mba. © D.R.

 

Peu après sa nomination, Julien Nkoghe Bekale avait promis de restaurer le dialogue social. Il est entré dans le vif de sa démarche le 13 février, en rencontrant une vingtaine d’organisations de la société civile à son cabinet. Toutefois, ces partenaires sociaux regroupés au sein de la plateforme “Gabon, demain sera trop tard”, ont sollicité, par l’entremise du chef du gouvernement, une audience auprès du président de la République. Rencontrer Ali Bongo, assurent-ils,  permettra de rassurer les partenaires sociaux quant à sa capacité à résoudre les problèmes qu’ils mettent en évidence.

«Nous avons constaté que le chef de l’État a reçu à deux reprises les membres du gouvernement pour la prestation de serment. Donc, il peut valablement rencontrer la société civile. À ce niveau-là, il n’y a pas d’ambiguïté. Nous pensons que nous avons le même droit que le gouvernement. Nous demandons à rencontrer notre premier partenaire, parce que le chef de l’État est notre premier partenaire en tant que société civile. Nous voulons absolument le rencontrer pour rassurer le peuple gabonais», a déclaré Emmanuel Mvé Mba, membre de la plateforme.

À l’issue de la réunion, les partenaires sociaux ont remis à Julien Nkoghe Bekale un mémorandum qui, assure-t-il, «contient l’ensemble des revendications de la société civile». Ils ont donné au Premier ministre «deux à trois semaines» pour leur permettre de rencontrer Ali Bongo.

«Il y a une précarité galopante au Gabon. Lors du dialogue social d’Angondjé, les partenaires sociaux ont travaillé, y compris nous-mêmes. Mais nous avons constaté pour le déplorer que ces conclusions ont été mises dans les tiroirs. Personne n’a exécuté cela», a souligné Emmanuel Mvé Mba, qui estime qu’Ali Bongo est la clé de voûte. D’où l’intérêt de la rencontre sollicitée.

Ce dernier est arrivé à Libreville dans la nuit du 24 février. Visiblement amaigri et bien que marqué par les stigmates de son «AVC», il se remet peu à peu aux affaires. Il a rencontré dans la matinée du 25 février les chefs des institutions gabonaises parmi lesquels, le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale. Ce dernier a-t-il transmis la demande de la plateforme à Ali Bongo ? Possible ! Qu’à cela ne tienne, il a encore devant lui une semaine pour donner une réponse aux organisations de la société civile. Reste cependant à savoir si Ali Bongo pourra les recevoir en audience.

 
 

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