Pour lutter contre le tabagisme, tout en veillant au respect de l’interdiction de fumer dans les lieux publics, le ministère de la Santé a inauguré, mardi, une plaque signalétique faisant du Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL) un «hôpital sans tabac».

Vue du Centre hospitalier universitaire de Libreville. © Gabonreview

 

Depuis le 13 août, il est officiellement interdit de fumer dans l’enceinte du CHUL. Une plaque signalétique censée faire de cet établissement un «hôpital sans tabac» a expressément été découverte par Max Limoukou en présence de la directrice générale Marie-Thérèse Vane et les représentants d’organisations de la société civile œuvrant dans la lutte contre le tabagisme au Gabon. C’était à l’occasion de la célébration en différé de la Journée mondiale sans tabac sous le thème «le tabac et la santé pulmonaire».

En faisant du CHUL un «hôpital sans tabac», le gouvernement entend sensibiliser davantage sur l’effet négatif que le tabac a sur la santé pulmonaire, allant du cancer aux maladies respiratoires chroniques. Les exposés organisés pour l’occasion ont montré le rôle fondamental des poumons dans la santé et le bien-être des personnes. Pour le ministre de la Santé, il s’agit de faire du CHUL une des premières structures publiques impliquées dans la lutte contre le tabagisme au Gabon.

Max Limoukou a en effet exhorté le CHUL à mettre en place des mécanismes de prévention et de prise en charge des personnes atteintes de maladies liées à la consommation du tabac.

La loi n°006/2013 n’a pas d’effet !

Faire du CHUL un «hôpital sans tabac» peut apparaître comme une façon détournée du ministère de la Santé de rappeler aux populations que la consommation de tabac est interdite, en théorie, dans les lieux publics au Gabon. Le gouvernement avait, en effet, adopté le 11 avril 2016 cinq projets de décrets d’application de la loi 006/2013 relatifs à la lutte antitabac. Allant de l’interdiction de fumer dans les lieux publics aux modalités de conditionnement des cigarettes, cette loi n’a vraiment jamais été suivie d’effet.

Au Gabon, il est encore difficile de connaître le nombre exact des victimes du tabagisme. En 2018, selon la représentante de l’OMS, Dr Ghislaine Conombo Kafando, 39 353 nouveaux cas de cancers des poumons ont été diagnostiqués en Afrique, pour 37 748 décès.

 
 

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