Pour tenter de calmer la polémique et les craintes des populations nées à la suite de la décision du gouvernement de transférer certains titres fonciers de l’État à sa structure, Herman Nzoundou Bignoumba, patron de la Caisse de dépôts et consignations (CDC), promet de gérer parcimonieusement le patrimoine qui lui a été confié.

Herman Nzoundou Bignoumba, le patron de la Caisse de dépôts et consignations (CDC). © D.R.

 

Herman Nzoundou Bignoumba l’assure, le décret adopté par le Conseil des ministres, le 2 octobre, portant transfert de certains titres fonciers de l’État à la CDC n’est pas un moyen détourné pour le gouvernement de «brader le domaine foncier de la République gabonaise». L’administrateur-directeur général de la CDC précise par contre que cette mesure «vise en priorité à accroître le patrimoine de la CDC». Ce qui, selon lui, devrait avoir «un effet induit» sur les capitaux propres de la structure dont il la charge, pour lui permettre de bénéficier de marges de manœuvre plus importantes pour remplir sa mission. Mais il ne s’agit en aucun cas de vendre les terrains des Gabonais pour se faire de l’argent, tente-t-il de rassurer, lundi 14 octobre, dans une interview au quotidien L’Union.

Aussi, l’A-DG promet-il que «le patrimoine foncier qui a été transféré à la CDC sera géré en bon père de famille». D’autant que, selon lui, comme toutes les caisses de consignations du monde, celle du Gabon «est un tiers de confiance, dont la mission est de sécuriser et de rentabiliser les valeurs qui lui sont confiées».

Estimés à 1 534 par la Conservation foncière, les titres fonciers transférés gracieusement à la CDC ne prennent pas en compte ceux appartenant aux entreprises parapubliques et privées, et encore moins les territoires non attribués ou les habitations ayant un numéro de Réquisition d’immatriculation (RI), précise Herman Nzoundou Bignoumba. Le patron de la CDC ajoute que seuls sont concernés par la mesure gouvernementale les titres fonciers portant la mention «République gabonaise».

Pour la société civile, la publication de la liste de ces 1 534 titres fonciers permettrait d’évacuer le doute et la crainte suscités par cette mesure. Ces derniers jours, sur les réseaux sociaux, une campagne citoyenne baptisée «Touche pas à ma terre !» a été lancée. Elle intéresse désormais les politiques, notamment ceux de l’opposition, à l’instar de Jean Ping et de Mike Jocktane, qui se sont ouvertement exprimés sur la question pour dire leur désaccord.

 
 

4 Commentaires

  1. Nkom dit :

    Toutes ces explications sont juste pour nous divertir, et nos villages on en parle pas!!!

  2. Piouf! dit :

    Que la liste et la géolocalisation des terrains soient publiés

  3. Gayo dit :

    Pédégistes vous vendez déjà vos propres enfants dans les réseaux de pedophilie et de proxenetisme où vous êtes en même temps clients. Un pedegiste ne sera jamais un bon pere de famille.

  4. moundounga dit :

    Bjr. Morceau choisi: Herman Nzoundou Bignoumba publie nous la liste des 1534 titres fonciers peut être que tu pourras dormir tranquille. Tu es jeune et les hiboux ou chauve -souris du GABON ne comprennent pas toujours grand chose de la chose publique. En tout cas, la faute à qui? bonne chance à toi. Amen.

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