Les étudiants de l’Université Omar Bongo frappés par la limite d’âge de 27 ans, s’estimant lèsés après la publication par l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG), de la liste des 1 000 noms retenus sur les 1941 dossiers examinés, ont choisi d’empêcher la reprise des cours au sein de cette institution en mettant le feu à l’entrée du portail principal pour mieux manifester leur mécontentement.

UOB Manifestations mai 2012

Initialement annoncé par le porte-parole de la présidence de la république, Alain Claude Bilié Bi Nzé, le 11 mai dernier au cours d’un échange avec la presse nationale et internationale et après la décision du syndicat national des enseignants-chercheurs (SNEC-UOB) de regagner les amphis, la reprise des cours attendu pour le 14 mai dernier ne fut pas totale et s’est même compliquée par un nouveau mouvement d’humeur déclenché par les étudiants de la plus ancienne des universités du Gabon.

Les étudiants en colère réclament la satisfaction totale de leurs revendications qui, selon eux, n’est que partielle et discriminatoire puisque sur les 1941 cas examinés pour prétendre avoir droit au fonds spécial de soutien offert par le président Ali Bongo Ondimba, seuls 1 000 noms ont été retenus. À cela, s’ajoutent les questions de l’ouverture d’un concours d’entrée à l’École normale supérieure (ENS) aux étudiants des facultés, l’harmonisation du système LMD dans toutes les facultés et la levée de la décision de limiter l’âge à 27 ans pour bénéficier de la bourse qui n’ont pas encore trouvé d’échos favorables.

«Sur tous les points de nos revendications, le gouvernement n’a même pas pu satisfaire la moitié pour que nous ayons espoir sur la prise en compte prochaine de la totalité des revendications. En plus de cela, nous avons plusieurs de nos camarades, soit près de 950 qui ont été écartés du partage du fonds spécial de soutien offert par le président Ali Bongo Ondimba. Cela est intolérable pour un pays qui parle de justice sociale et de partage», a laissé entendre un étudiant qui a requis l’anonymat.

«Nous qui avons pu voir nos noms retenus, nous nous posons des questions sur les modalités d’attribution de cette bourse : le montant annuel sera-t-il le même que ceux de nos camarades boursiers ou juste un montant forfaitaire ? Quand recevrons-nous nos attestations de bourses ?» s’interroge Andy un des bénéficiaires de ce fonds spécial de soutien.

Le 11 mai dernier, le porte parole de la présidence, Alain Claude Bilie Bi Nze a affirmé que «l’Agence nationale des bourses du Gabon a examiné 1941 dossiers de demande de bourse déposés par les étudiants atteints par la limite d’âge. 1 000 dossiers ont été acceptés, les autres dossiers ne remplissant pas les critères, ont été recalés». 1 000 tout rond, il faut bien avouer que ça ressemble plus à un quota qu’à un rejet de dossier sur des critères objectifs.

S’agissant des revendications restées en suspens, le porte-parole de la présidence a expliqué que certaines vont être résolues dans le cadre de la réforme générale de l’Université.

Selon une source proche de l’ANBG, une nouvelle commission a siégé le 14 mai dernier pour traiter des cas des dossiers précédemment recalés pour avis défavorable et que les concernés ont jusqu’au 18 mai pour se manifester.

 

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