Malgré son énorme potentiel touristique et ses nombreux atouts pouvant lui permettre de développer un tourisme haut-de-gamme et respectueux de l’environnement, la destination Gabon est invisible sur la carte touristique du World economic forum (WEF).

Malgré son énorme potentiel touristique et ses nombreux atouts, le Gabon ne séduit pas. © amazinggabon

 

Pays «stable» et «prospère», présenté comme étant une destination touristique très prometteuse aux atouts indénombrables, la destination Gabon est loin de convaincre le World economic forum (WEF).

Dans sa récente étude biennale sur la compétitive du secteur tourisme et du voyage, le WEF n’a pas classé l’économie gabonaise parmi les 140 pays, dont 37 sur le continent africain, évalués en 2019, sur la base de 14 indicateurs repartis en 4 catégories. Pourtant de l’avis de la présidence gabonaise, «le Gabon tout entier en lui-même est un site touristique qui donne à se découvrir».

En effet, malgré sa faune unique composée d’espèces emblématiques comme l’éléphant de forêt, le buffle de forêt, le gorille, le lamantin, les baleines à bosses et les tortues luth encore bien protégés au sein de treize parcs nationaux dont le parc national de la Lopé, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, le pays n’a pas séduit les évaluateurs du World Economic Forum.

A quel niveau se situerait le handicape du Gabon au sein des quatre catégories examinées par l’indice de compétitive du voyage et du tourisme du WEF ? Dans les détails de l’évaluation, la première catégorie du classement concerne l’environnement général, notamment pour ce qui est du travail, la sûreté, la sécurité, la santé, les ressources humaines, et le niveau de digitalisation. Le deuxième axe porte sur les politiques régissant les activités touristiques et de voyage, l’ouverture internationale, la durabilité de l’environnement, ainsi que la compétitivité des prix. Le troisième point concerne l’infrastructure du transport, notamment terrestre, aérien et portuaire, ainsi que celle des services touristiques. Et le dernier porte sur les ressources naturelles et culturelles, ainsi que les voyages d’affaires.

Un constat inquiétant exprimé une vingtaine de jours déjà par les membres de la plateforme Groupement des opérateurs de tourisme du Gabon (Go to Gabon). Le pays pourra a-t-il atteindre l’objectif de 100.000 visiteurs d’ici les 5 prochaines années ? Le secteur a besoin d’une politique publique efficace et pragmatique pour réinventer la destination Gabon. A ce jour, le tourisme ne représente que 4 % du PIB du Gabon.

 
 

5 Commentaires

  1. Paul dit :

    Pour gagner des clients à l’étranger, il faut déjà pouvoir gagner à domicile. Le tourisme au Gabon doit être capable d’intéresser à la fois les expats présents sur le territoire nationale, et les cadres gabonais (qui ont parfois de très bon revenus), avant d’attirer des clients au minimum 1 à 2.5 millions de francs juste pour le trajet entre leur pays un éventuel site touristique gabonais… Et le coût du trajet entre Libreville est les sites touristiques de l’intérieur du pays n’est pas tjrs donné… Et sur lesdits sites, les lodges et lieu d’hébergement sont peu nombreux… pas très souvent viable économiquement à ce jour… Comme dirait De Gaule, il faut renforcer l’intérieur pour être fort à l’extérieur.

  2. Missambo dit :

    Il serait temps que le Gabon regarde ce qu’il se passe en dehors de ses frontières et fasse un examen de conscience approfondi ! Le ticket d’entrée au Gabon est extrêmement cher par rapport à une tonne d’autres destinations mondiales ou africaines, sans pour autant apporter la qualité de service. Les routes sont pourries, les gens très peu fiables (oui il faut le souligner), les infrastructures médiocres notamment les hôpitaux en cas de soucis pour un touriste, les visas chers, les contrôles de police harcelant etc… etc… pour le prix d’un médiocre voyage au Gabon on peut s’offrir 2 voyages 5étoiles dans d’autres pays offrant également faune et flore exceptionnelle, avec un accueil au top et sans embrouilles ! Plus personne ne veut investir au Gabon du fait de la mauvaise gouvernance. Le Gabon a mauvaise réputation à l’étranger et il serait plus qu’urgent de s’en rendre compte. Seul le tourisme de niche fonctionne (tourisme initiatique) plus ou moins malgré les innombrables escroqueries en toute impunité que subissent les candidats candides à l’initiation. Ouvrez les yeux enfin ! Le problème du Gabon est humain. Il est temps de se mettre au travail et de cessez de croire que l’argent tombe du ciel pour tout le monde. Il existe une tonne d’extraordinaires alternatives au Gabon et ce à moindre coût. Capitalisez sur ce que le Gabon a de particulier et valorisez le réellement, dans les standards internationaux. Il faudrait aussi que le système scolaire gabonais soit efficient et augment le niveau de maitrise de la langue anglaise par les gabonais ! Ca ferait également une grosse différence. En attendant, nous “touristes” amoureux du Gabon, on continue de supporter les routes pourries détruisant nos véhicules et notre santé, et faire des pauses dans des restaurants à l’accueil froid comme la mort ne sachant que pratiquement répondre “y’a pas !”.

  3. diogene dit :

    Une belle femme ou un bel homme qui pue (poubelles non ramassées), qui a mauvais caractère (dictature), qui ne communique pas (routes pourries, transports hasardeux), qui ronfle comme un camion (hôtelleries couteuses et de basse qualité),qui mange dans les poubelles (restauration bas de gamme) peut elle attirer qui que ce soit ?

  4. ENDUNDU dit :

    points de vue de MISSAMBO et Diogène validés !!!!

  5. Massamba dit :

    Cette lecture a été faite depuis de nombreuses années par différents chercheurs de haut niveau. L’ouvrage de référence écrit par des compatriotes que sont: Stéphanie Nyangone Obiang et Bernardin Minko Mve dont le titre “Tourisme au Gabon” résume bien cette pensée.

    Pour ma part, la combinaison des ressources naturelles et culturelles devrait être l’élément clé qui ferait la différence de l’offre Gabon. En effet, au delà de la richesse écosystémique, bien d’autres éléments du territoire constituent une force d’attraction de chaque région. Ces facettes ont été bien spécifier dans mon article qui porte sur le territoire limnique qui part de Ndjolé à Port-Gentil. Dans cette réflexion, il est question d’une cartographie mentale qui s’appuie sur des spécificités des hommes et femmes qui y vivent et qui confèrent une identité aux lacs. Cette phase est complétée par un mécanisme d’aménagement qui devrait supporter les circuits d’itinéraire qui réponds à un vrai schéma. Les enquêtes montrent combien de fois les touristes sont prêt à jouer le jeux de la modestie à condition que le produit soit inédit et spécifique au territoire.

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