Plusieurs semaines après l’incendie qui a détruit un bâtiment de quatre salles de classe, le lycée public Daniel-Kosse de Booué reste confronté à des difficultés d’organisation. Le manque d’enseignants et l’absence prolongée de professeurs de sciences économiques et sociales fragilisent également le fonctionnement de l’unique établissement secondaire public de la localité.

Une vue du lycée Daniel-Kosse, en octobre 2026. © GabonReview

 

La rentrée scolaire reste compliquée au lycée Daniel-Kosse de Booué, dans la province de l’Ogooué-Ivindo. L’incendie survenu le 5 septembre 2026 a ravagé un bâtiment consacré notamment aux classes de terminale, réduisant les capacités d’accueil de l’établissement.

Plusieurs semaines après le sinistre, élèves et responsables scolaires décrivent une organisation toujours perturbée. La perte des salles complique la répartition des classes, alors que les effectifs ont légèrement augmenté cette année.

Des besoins qui dépassent les infrastructures

Au-delà des dégâts matériels, l’établissement doit composer avec un déficit de personnel enseignant. La direction signale notamment l’absence de professeur de sciences économiques et sociales depuis deux ans.

Cette situation fait peser un risque sur le maintien de la série B, qui dépend de la disponibilité d’enseignants capables d’assurer les cours dans cette discipline. Les responsables appellent à un renforcement des effectifs pour répondre aux besoins pédagogiques.

L’incendie avait déjà conduit les autorités à prévoir un dispositif de double flux pour maintenir les enseignements dans les classes touchées, en attendant la réhabilitation des locaux.

La mobilisation locale en soutien aux élèves

Pour faciliter les déplacements des apprenants, une solution de transport scolaire a été mise en place avec l’appui de la Compagnie minière de l’Ogooué, dans le cadre de sa responsabilité sociétale.

Cette contribution répond à une difficulté pratique, mais ne règle ni le déficit de salles ni le manque d’enseignants. La continuité des cours dépendra donc de la remise en état des infrastructures et de la capacité de l’administration à pourvoir les postes vacants.

À Booué, la situation rappelle que la rentrée scolaire ne se mesure pas uniquement à la reprise des cours, mais aussi aux conditions concrètes dans lesquelles les élèves peuvent apprendre.

 
GR
 

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