Cancer du sein et de la prostate : le Sénat appelle à renforcer la prévention et le dépistage
Réuni le 29 novembre dans l’hémicycle du Sénat de la transition, l’institution a lancé une journée de sensibilisation consacrée aux cancers du sein et de la prostate, dans le cadre des campagnes Octobre Rose et Novembre Bleu. Présidée par le vice-président Luc Oyoubi, représentant la présidente du Sénat Paulette Missambo empêchée, l’initiative visait à rappeler l’urgence de la prévention, du dépistage précoce et de la diffusion de l’information au sein de la population.

Les parlementaires de la Chambre haute, sensibilisés et éduqués sur les risques, les méthodes de dépistage et l’importance de la prévention précoce des cancers du sein chez la femme et de la prostate chez l’homme. © D.R.
Les parlementaires de la Grande Chambre, réunis autour des thématiques des cancers du sein chez la femme et de la prostate chez l’homme, ont été sensibilisés et éduqués sur les risques, les méthodes de dépistage et l’importance de la prévention précoce. Cette journée a permis d’échanger avec des spécialistes, d’approfondir les connaissances sur ces pathologies silencieuses et d’encourager chaque sénateur à devenir un acteur de sa santé et de celle de ses proches.

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Ouvrant les travaux au nom de la présidente du Sénat, Luc Oyoubi a souligné la portée des deux campagnes, qui visent cette année à inciter femmes et hommes à adopter des comportements de vigilance sanitaire. «Le thème d’Octobre Rose, Ensemble, dépistons et agissons pour sauver des vies, insiste sur la nécessité pour toutes les femmes de se faire dépister régulièrement», a-t-il rappelé, avant de préciser que celui de Novembre Bleu, Informer pour prévenir, prévenir pour vivre, «invite les hommes à s’informer sur leur santé et à participer activement aux programmes de dépistage».
Le vice-président du Sénat a insisté sur la responsabilité collective face aux cancers, rappelant que «la prévention commence par l’information, que le dépistage peut sauver des vies, et que chaque citoyen, chaque famille et chaque institution doit être acteur de sa santé». Il a également encouragé les participants à relayer les messages essentiels et à s’approprier les pratiques préventives.
Un plaidoyer médical pour des diagnostics plus précoces
Intervenant à son tour, Dr Nathalie Ambounda, spécialiste des cancers masculins et féminins, a rappelé les avancées du programme national de lutte contre le cancer, qui vise à rapprocher la médecine des communautés. «Le programme de prévention et de contrôle du cancer a été créé pour ramener la médecine en dehors de l’hôpital, justement pour favoriser la détection précoce», a-t-elle expliqué, soulignant qu’un décret récemment adopté renforce l’organisation et l’efficacité de cette lutte.
Le médecin a mis en évidence l’importance de sensibiliser sur les cancers de la prostate et du sein, précisant leur impact direct sur la santé reproductive : «Sans prostate, sans testicule, la reproduction humaine ne peut se maintenir… Il est donc essentiel, avec les cancers du sein, de diminuer l’incidence de ces pathologies». Elle a rappelé l’engagement du Gabon «au plus haut niveau», notamment l’objectif de l’élimination du cancer du col de l’utérus d’ici 2030.
Enfin, Luc Oyoubi a appelé les hommes à adopter une démarche proactive face au cancer de la prostate, rappelant que ces maladies sont souvent silencieuses. «La probabilité d’avoir un cancer de la prostate est élevée après 50 ans. J’encourage tous les hommes à aller une fois par an se faire dépister, en faisant un dosage du PSA et une échographie de la prostate», a-t-il insisté, invitant ses collègues sénateurs à montrer l’exemple.
















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