Dans le cadre d’Octobre Rose, le Réseau national des femmes députés (RENAFED) mobilise les parlementaires autour du dépistage précoce et de la prévention des cancers féminins. Objectif, renforcer la sensibilisation et d’améliorer la prise en charge des malades au Gabon.

Le présidium lors de la journée du 12 octobre. © D.R.

 

Le Réseau national des femmes députés (RENAFED) a lancé, le 12 octobre à l’Assemblée nationale, une journée de sensibilisation à l’occasion d’Octobre Rose, dans le prolongement de la campagne nationale pour la lutte contre les cancers, dont le lancement officiel de la 13e édition s’est fait par la première dame, Zita Oligui Nguema. Sous le thème « Uni par l’Unique », retenu cette année, le réseau veut briser les tabous, promouvoir le dépistage et améliorer l’accompagnement des malades. Sa présidente, Parfaite Amouyeme Ollame épouse Divassa, troisième vice-présidente de l’Assemblée nationale, a rappelé l’importance de considérer chaque femme au-delà de la maladie.

« Ce thème nous invite à regarder chaque femme et la singularité de sa vie. En effet, derrière une patiente, il y a une personne, des inquiétudes, des projets, du travail, des enfants ou des proches dont elle prend soin. Aussi, elle doit pouvoir être entendue et accompagnée sans jamais être réduite à sa maladie », a-t-elle déclaré. Depuis 2024, le RENAFED mène des actions de sensibilisation et de dépistage à l’Assemblée nationale, des activités physiques et un don à l’Institut cancérologique d’Akanda. « En 2025, notre institution a de nouveau accueilli une mobilisation consacrée à la sensibilisation et au dépistage. Ces initiatives constituent véritablement un acquis sur lequel nous devons nous bâtir », a-t-elle rappelé.

Des ravages

Photo de famille après la séance de sensibilisation. © D.R.

Les professeurs Pamphile Assoumou, gynécologue, et Itoudi Bignoumba, gastro-entérologue, ont présenté des communications sur les cancers du col de l’utérus et colorectaux, sous la modération du professeur Manou Stanislas Bayonne. Selon Global Cancer Observatory (GLOBOCAN), le Gabon compte environ 1 573 nouveaux cas de cancer et 994 décès par an. Le cancer du sein représente 28,5 % à 32 % des cancers féminins, soit près de 295 à 300 nouveaux cas annuels. Les cancers du col de l’utérus et du tube digestif figurent parmi les principales localisations. Les spécialistes ont insisté sur le dépistage précoce, la vaccination, l’hygiène de vie et la réduction de la consommation d’alcool.

« On ne doit pas arriver au niveau des signes pour faire le dépistage », a averti le professeur Pamphile Assoumou. Les échanges ont porté sur la prise en charge et la formation des personnels de santé. Le président de l’Assemblée nationale et président d’honneur du RENAFED, Michel Régis Onanga Ndiaye, a appelé à réorienter les priorités de santé publique. Le réseau poursuivra la sensibilisation dans les circonscriptions des députées membres. «Le cancer du sein est un véritable fardeau national»,  souligné le Pr Pamphile Assoumou.  «Après les cancers féminins les plus vulgarisés, les cancers digestifs, tels que ceux du côlon et du foie, font également des ravages», a indiqué le Pr Itoudi Bignoumba.

 
GR
 

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