À l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF), la lutte contre les cancers pédiatriques s’est invitée, le 30 septembre, dans le cadre de la campagne «Septembre en Or», portée par la Fondation Dorcas d’Anouchka Oligui Nguema, sous le thème «Voir tôt, agir tôt». Représentant le directeur général de cette Agence, Christopher Adiminga Kouna a précisé l’enjeu de cette initiative, qui est de «mieux informer pour mieux prévenir, mieux orienter et, lorsque cela est possible, agir plus tôt». Une nécessité face à des pathologies encore largement méconnues et sous-diagnostiquées au Gabon. 

La pédiatre-oncologue de l’Institut de cancérologie d’Akanda (ICA), le Dr Betty Ndakissa Maganga-Ogandaga, animant la sensibilisation sur les cancers pédiatriques à l’ANINF. © GabonReview

 

Le 30 septembre, l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) a accueilli une session de sensibilisation aux cancers pédiatriques, dans le cadre de la campagne «Septembre en Or» portée par la Fondation Dorcas d’Anouchka Oligui Nguema. Cette initiative vise à briser le silence autour d’une maladie encore sous-diagnostiquée au Gabon, en appelant parents et professionnels à «Voir tôt, agir tôt».

Ceci, pour maximiser les chances de guérison des enfants touchés. Pour Joana Ntsame, représentante de la Fondation Dorcas, l’objectif est aussi de «briser le tabou et de briser le silence» autour de ces cancers.

Le cancer de l’enfant est une affection rare, mais c’est un problème de santé publique»

Instantanés de la sensibilisation sur les cancers pédiatriques à l’ANINF. © GabonReview

 

Animée par la pédiatre-oncologue de l’Institut de cancérologie d’Akanda (ICA), le Dr Betty Ndakissa Maganga-Ogandaga, la rencontre à laquelle a participé le personnel de l’Agence, a détaillé les spécificités des cancers pédiatriques, qui concernent les enfants de 0 à 18 ans, qui diffèrent de ceux de l’adulte par leur évolution rapide, mais aussi par leur forte sensibilité aux traitements.

«Le cancer de l’enfant est une affection rare, mais c’est un problème de santé publique. Il représente la deuxième cause de mortalité infantile après les accidents», a expliqué la spécialiste, ajoutant que «dans les pays à revenus élevés, le taux de guérison dépasse 80%, alors qu’il reste très bas chez nous». 

Parmi les signes d’alerte à surveiller, a-t-elle indiqué, figurent une pâleur persistante, une fatigue inhabituelle, des fièvres au long cours, des douleurs osseuses, des hématomes inexpliqués ou encore l’apparition de masses ou de ganglions. Sans affirmer qu’ils traduisent systématiquement un cancer, ces signes peuvent justifier un avis médical. «Devant tous ces signes, devant toutes situations qui vous font sentir que ce n’est pas normal, on doit consulter», a insisté le Dr Maganga-Ogandaga, en rappelant que «plus tôt l’enfant est pris en charge, plus ses chances de guérison sont élevées». 

«Face à la maladie, l’information, la vigilance et la détection précoces peuvent faire toute la différence»

Au Gabon, en effet, environ 80 nouveaux cas seraient attendus chaque année, alors que les données disponibles restent incomplètes en l’absence de registre national. «Le diagnostic précoce nous permet d’améliorer les taux de survie», a insisté la spécialiste.

Représentant le directeur général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, le chef du département, Christopher Adiminga Kouna, a salué cette mobilisation, tandis que Joana Ntsame, de la Fondation Dorcas, a remercié l’Agence pour son engagement. «Mieux informer pour mieux prévenir, mieux orienter et, lorsque cela est possible, agir plus tôt», a déclaré M. Kouna, ajoutant que «le thème “voir tôt, agir tôt” prend tout son sens », d’autant plus que «face à la maladie, l’information, la vigilance et la détection précoces peuvent faire toute la différence».

Pour sa part, Mme Ntsame a fait savoir que «la lutte contre les cancers pédiatriques ne se porte pas uniquement par la Fondation Dorcas» et que «briser le silence et le tabou» reste essentiel. Dans ce contexte, les parents, les enseignants, les soignants et la communauté doivent devenir des relais du diagnostic précoce.

 
GR
 

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