CAPAL : les mareyeuses réclament des pirogues pour sauver leur activité
Les commerçantes en gros de produits halieutiques exerçant au Centre d’appui à la pêche artisanale de Libreville (CAPAL) dénoncent leurs difficultés d’approvisionnement en poisson. Réunies le 4 novembre, elles ont notamment réclamé des embarcations pour sécuriser leurs achats, respecter les prix homologués et améliorer leurs conditions d’activité.

Une mareyeuse, du temps où le poisson abondait au Capal (photo d’archives). © Facebook/Gabon Développement
Le quotidien des mareyeuses du Centre d’appui à la pêche artisanale de Libreville (Capal) est de plus en plus difficile. Ces commerçantes, qui assurent l’achat en gros des produits de la mer avant leur redistribution aux poissonniers, restaurateurs et autres circuits de vente, dénoncent la raréfaction du poisson et la hausse des prix d’approvisionnement.
Réunies au cours d’un point de presse, mercredi 4 novembre, elles ont exposé les difficultés auxquelles elles sont confrontées, notamment l’absence d’embarcations leur permettant de s’approvisionner directement auprès des pêcheurs.
«Nous avons des difficultés à nous provisionner en poisson parce que plusieurs d’entre nous, nous n’avons pas d’embarcation», explique l’une des représentantes.
Des coûts d’achat incompatibles avec les prix homologués
Faute de moyens nautiques, certaines commerçantes sont contraintes de s’approvisionner auprès d’intermédiaires. Cette situation entraîne une augmentation du coût d’achat du poisson et réduit leurs marges commerciales.
Les mareyeuses expliquent qu’elles ne peuvent alors plus revendre leurs produits au prix homologué par le Capal. Une difficulté qui fragilise leur activité et complique l’accès des consommateurs à des produits halieutiques à des tarifs abordables.
Elles demandent donc aux autorités de leur fournir des embarcations et de faciliter la collaboration avec les pêcheurs prêts à travailler avec elles.
Un statut professionnel à clarifier
Au-delà de la question des moyens matériels, les commerçantes réclament un encadrement juridique de leur activité. Elles estiment que la reconnaissance officielle du métier de mareyeuse contribuerait à mieux organiser la filière et à sécuriser les relations entre pêcheurs, acheteurs et distributeurs.
Cette revendication intervient alors que le programme Gab Pêche, lancé en août 2025 pour renforcer la participation des Gabonais à la pêche artisanale et lutter contre la vie chère, connaît d’importantes difficultés de fonctionnement. Les problèmes d’approvisionnement et l’absence d’embarcations figurent parmi les préoccupations déjà exprimées par les acteurs du Capal.
Pour ces femmes, la relance de la pêche artisanale passe désormais par des mesures concrètes, capables de garantir la disponibilité du poisson et de préserver les revenus des acteurs locaux.

















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