" " Ce qui a changé dans la vie des handicapés du Gabon
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Célébrée dans le monde entier le 3 décembre depuis 1992, la journée mondiale des handicapés, qui a également été commémorée au Gabon, est l’occasion idéale de réaffirmer certains principes de base, trop souvent oubliés : «tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits». Remise de fauteuils électriques à des handicapés moteurs par la Fondation Sylvia Bongo Ondimba en octobre 2012 - © FSBO

Le respect de la dignité due à chaque personne implique la reconnaissance de ses droits fondamentaux comme l’éducation ou l’accès au travail. C’est pour cela que ces manifestations ont également l’objectif d’inviter les populations à modifier le regard qu’ils portent sur les personnes handicapées. Un regard qui a commencé a changer au Gabon notamment grâce à la participation de la première dame, Sylvia Bongo Ondimba, dans les actions en faveur de cette catégorie de personnes.

Scooters pour handicapés - Gabon - © FSBOVia sa fondation éponyme pour la famille, Sylvia Bongo Ondimba œuvre particulièrement pour la protection des couches vulnérables, mais aussi pour l’égalité pour tous. «Le Gabon dont je rêve est un Gabon où le handicap ne saurait être un obstacle à l’intégration sociale et à l’épanouissement personnel. Il ne faut plus que les personnes vivant avec un handicap soient perçues comme des objets de charité. Ce sont des sujets avec des droits, des membres actifs de la société», déclare la première dame du Gabon.

Son engagement pour la valorisation des handicapés moteur est matérialisé par des scooters et fauteuils électriques, des cannes qui ont été distribués à ces personnes afin qu’elles vaquent plus facilement à leurs occupations. Des micro-projets ont même été financés au profit de ces personnes, tout comme des formations diverses leur ont été données afin de les aider à se prendre en charge.

Les sportifs handicapés en action le samedi 3 décembre 2011 - © Desiey Minkoh«Pour aller au travail, je devais sortir à six heures pour être sûr que je ne serais pas en retard car j’habite le PK6. Aujourd’hui, avec mon scooter électrique je ne dépense pas d’énergie et j’arrive en forme au bureau», affirme un handicapé qui a reçu un don de la première dame. Employé dans un grand magasin au centre-ville de la capitale gabonaise, il explique que cette «moto» a considérablement changé sa vie. «Avant, je devais pédaler mon tricycle pour aller au travail. J’arrivais toujours fatigué et je souffrais toute la journée», a-t-il ajouté.

La situation de cet homme reflète en effet celle de centaines d’autres hommes, femmes et enfants du Gabon qui ont bénéficié de cette donation. Grâce à ces engins, de nombreux handicapés, parce qu’ils peuvent se mouvoir facilement et sans dépenser d’argent, ont démarré des activités et réalisé des projets.

Au rond-point de Nzeng-Ayong par exemple, certains ont ouvert des kiosques à journaux ou des boxes où ils vendent des cartes de recharge téléphoniques et des friandises.

Même si ces efforts au niveau du Gabon restent insuffisants, il est à noter que la construction des bâtiments publics doit désormais prendre en compte les handicapés. Des passerelles leur sont dédiées (du moins devraient leur être dédiées car on est encore loin d’une véritable généralisation de cette pratique) afin qu’ils accèdent dans ces édifices qui les excluaient dès la porte d’entrée.

Reste que si ces actions sont une véritable délivrance pour certains, nombre de handicaps importants mais moins spectaculaires restent sans solution viable au Gabon comme les handicaps mentaux, l’autisme, la cécité, etc.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) indique environ 10% de la population mondiale, soit 650 millions de personnes, vivent avec un handicap, souvent à la grande méconnaissance du public et des décideurs qui ne conçoivent pas les bénéfices de les intégrer pleinement dans tous les aspects de la vie.

 
GR
 

9 Commentaires

  1. lisiane dit :

    Tant mieux pour les quelques personnes concernées par ces dons. Mais avec 10 %, plus sans doute au Gabon, de la population touchés par un handicap, ce n’est qu’un emplâtre sur une jambe de bois. A quand des écoles capables d’intégrer des enfants handicapés ? A quand une véritable politique d’intégration avec des aides de l’État aux entreprises qui embauchent des handicapés ? A quand de véritables centres d’information et de formation qui leur soient destinés ? A quand de véritables services psychiatriques, psychomoteurs, orthopédiques dans les hôpitaux du Gabon ? A quand de véritables campagnes d’information comme on en fait (parfois) sur le sida ?

  2. moi makaya dit :

    je n’aime pas trop l’expression donation bien qu’elle ait tout son sens et surtout que l’objectif n’est pas d’alimenter cette frustration d’éternel assisté dont ils aimeraient bien se passer. je pense moi contrairement à madame la première dame que pour moi le Gabon idéale c’est celui ou le PIB par habitant qui est de plus de 10.000 dollard par habitant ne soit plus une utopie, ni un mirage, mais une réalité quoi…makaya.

  3. Casse-toi dit :

    Cette politique des DONS qui dure des décenies déjà, depuis OMAR BONGO,
    On donne des cuisses de poule aux nécessiteux, c’est Bongo
    On donne les tee-short et pagnes à l’éfigie de BONGO, c’est toujours bongo,
    On construit des passerelles, c’est encore les BONGO
    A quand l’ETAT GABONAIS va-t-il réellement prendre en charge des missions qui sont siennes?

    Va-t-on voir des générations des GABONAIS toujours soumises à la politiques des DONS des BONGO ???

    A quand la politique des DONS va-t-elle s’estomper au GABON ??

    Est-ce toujours pour démontrer la puissance finanacières de ceux qui enntourent les BONGO ?

    J’amais les institutions sensés remplire des missions qui sont les leur n’ont été mises en avant… KE LES BONGO, même quand on enterre les victimes de la malgouvernance, comme cette famille qui a perdu 5 petits enfants dans l’incendie, on vient encore chanter la gloire et l’aide des BONGO; C’est tout simplement sinistre !!!!

  4. Ndambo dit :

    Gabon pays des dons ! Quand on a fini de piller les caisses de l’Etat on prend les miettes et on les jette au Peuple sous forme de dons, comme ça ce Peuple est redevable à vie aux bienfaiteurs, on organise des veillées de prières, on crée des louanges, on les bénit pour que leur pouvoir perdure afin d’avoir toujours et toujours des dons. C’est vraiment de la sorcellerie.

  5. Pauline la Gabonaise dit :

    C’est déjà quelque ça, ceci m’emmène donc à féliciter le première dame dans cette démarche visant à satisfaire la personne handicapé. Et encore du courage à madame Sylvia Bongo ondimba.

  6. Pauline la Gabonaise dit :

    C’est déjà quelque chose, ceci m’emmène donc à féliciter le première dame dans cette démarche visant à satisfaire la personne handicapé. Et encore du courage à madame Sylvia Bongo ondimba.

  7. "on ne change pas une équipe qui gagne" dit :

    Ok d’accord c’est déjà ça! Merci!

    Cependant, il faut que la Première Dame adapte ses actions caritatives aux réalités du Pays!

    Ces fauteuils électriques ne sont pas appropriés pour le Gabon.
    la réhabilitation de nos infrastructures routières, de stationnements, de logements etc… n’est pas encore réellement au point.
    En effet, nos infrastructures urbains et services ne répondent pas à certaines normes élémentaires d’accessibilités pour handicapés:
    -trottoirs détériorés quasi inexistants;
    -canaux d’évacuations d’eaux usagés sans grilles de sécurité; -réseaux routiers défaillants archaïques voir impraticable;
    -les ascenseurs des bâtiments administratifs ne fonctionnent
    qu’1/3…
    On peut donc dire que les personnes disposant de fauteuils électriques ne pourront pas se déplacer facilement dans LBV.

    « Mauvaise foi mise à part », avons nous des techniciens pouvant s’occuper de la maintenance de ces appareils électriques?
    L’achat de fauteuils mécaniques modernes aurait été moins onéreux et plus facile à entretenir.
    De surcroit, vous auriez touché un plus grand nombre de « personne à mobilité réduite ».

    « Bon tout de même c’est l’acte qui compte »!
    Il faut savoir reconnaître les bonnes initiatives à caractère altruiste, humanitaire: Le Pays en a réellement besoin.

  8. ANDES-GABON dit :

    A Luc Lemaire
    Qu’entendez-vous par « Certains ont appris à réparer leur fauteuils eux-même »?
    Ne mentez pas sur le dos des personnes handicapées car j’en suis un.

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