Libreville accueille, depuis le 7 octobre, la retraite conjointe entre la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et le Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (Unoca). Placée sous le thème «Un partenariat renouvelé entre la CEEAC et l’Unoca pour mieux prévenir les conflits et répondre aux défis émergents de paix et de sécurité en Afrique centrale», la rencontre vise à renforcer le dialogue et la synergie entre les deux institutions, avec l’ambition «d’insuffler une nouvelle dynamique au partenariat stratégique». Pour le facilitateur, l’ancien ministre tchadien des Affaires étrangères Anadif Mahamat Sale, cette volonté doit permettre de «consolider les acquis et projeter l’avenir avec sérénité».

Les responsables des institutions de l’Afrique centrale lors de la retraite de Libreville. © D.R.

 

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La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (Unoca), se sont retrouvés, le 7 octobre à Libreville, dans le cadre d’une retraite conjointe. Ce rendez-vous stratégique était placé sous le thème : «Un partenariat renouvelé entre la CEEAC et l’Unoca pour mieux prévenir les conflits et répondre aux défis émergents de paix et de sécurité en Afrique centrale».

Son ambition est de «renforcer le dialogue et le travail en synergie afin d’insuffler une nouvelle dynamique au partenariat stratégique entre les deux institutions».

Cette relance intervient dans un environnement régional et international particulièrement tendu. Le président de la Commission de la CEEAC, l’ambassadeur Dr Ezéchiel Nibigira, a relevé la multiplication des foyers de crise, de la Libye au Soudan, au Soudan du Sud et à l’Éthiopie, ainsi que les tensions persistantes entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda et la fermeture des frontières terrestres entre le Burundi et le Rwanda.

Il a également souligné les effets de la crise du multilatéralisme et des conflits internationaux, estimant que l’Afrique centrale est «à la croisée des chemins». Face à ces défis, il appelle à «transformer ses défis en opportunités» pour approfondir la coopération CEEAC-Unoca.

Pour l’Unoca, l’enjeu est désormais de passer de la volonté politique à une action davantage coordonnée et concrète. Son Représentant spécial, El-Amine Souef, a salué l’engagement du Gabon avant de résumer l’ambition commune qui est de «mieux nous comprendre, mieux nous coordonner et mieux agir ensemble».

La retraite entend ainsi ouvrir une nouvelle étape fondée sur «la confiance, la complémentarité et les résultats», au service d’une Afrique centrale «plus pacifique, plus stable, plus inclusive et plus résiliente». Il s’agit ainsi de mieux anticiper les crises et de renforcer les capacités collectives de prévention et de réponse aux menaces émergentes.

 
GR
 

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