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Objet de vives critiques ces trois dernières années, notamment sur le choix de ses collaborateurs et celui des entreprises devant réaliser les principaux projets intégrateurs de la sous-région, le Gabonais se défend de népotisme et de magouilles à la tête de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).

Le Pr Daniel Ona Ondo, président de la Commission de la Cemac. © Facebook

 

Ça chauffe pour le Pr Daniel Ona Ondo à la Commission de la Cemac. Et de l’aveu de l’ancien Premier ministre fait à l’occasion d’une récente interview accordée au quotidien L’Union, ça ne date pas d’aujourd’hui. «Cela fait 60 mois que ça dure», soit bien avant son arrivée à la tête de l’institution sous-régionale il y a trois ans, précise le Gabonais qui dénonce «le déni de [son] autorité, la désinformation, la délation, la diffamation, la mauvaise foi et la vengeance».

Depuis son arrivée à la tête de la commission, il dit notamment être la cible d’attaques de certains collaborateurs qui, selon lui, font «une fixation» sur la gouvernance de l’institution, au point de ramener le sujet à l’agenda de chaque réunion des instances décisionnelles. «Dans leur réquisitoire, pas un mot du travail abattu fort heureusement par quelques hommes et femmes dans mon cabinet, dans les fonctions support, dans les départements et autres entités communautaires. Manipulés qu’ils sont par quelques responsables de l’institution. Frustrés d’avoir perdu leurs rentes ; frustrés que j’ai pris en main la gestion des finances de la maison ; frustrés de bousculer les habitudes ancrées à la faveur de l’errance des services depuis quelques années», se défend celui qui estime être critiqué sur «des faits de management et de gestion sortis de leur contexte».

S’il reconnaît en effet qu’il a pu se tromper ou «prendre de mauvaises décisions» à certains moments, le Pr Daniel Ona Ondo dit ne pas comprendre l’acharnement de ses détracteurs qui, selon lui, «cache d’autres mobiles». «À ces donneurs de leçons et procureurs devenus au sein de l’institution, j’invite à jeter un regard sur le rétroviseur pour se remémorer leur rôle dans le fonctionnement de la Commission dans le passé», lance le Gabonais, convaincu d’avoir mieux fait depuis sa nomination au poste, particulièrement en termes de passation des marchés et dans le choix des membres de son cabinet.

«Il n’y a pas eu sur ces marchés, comme le laisse subodorer la médisance, un centime qui serait allé dans ma poche. Sur le plan des ressources humaines, j’ai tout entendu. Là aussi, mon tort aura été de procéder au rééquilibrage des effectifs, tout en procédant au recrutement de ressortissants d’autres États, en faveur de la Guinée équatoriale et du Gabon, moins pourvus quand j’ai pris mes fonctions à Bangui. Du népotisme ? C’est vraiment osé de la part de personnes dont la présence à la Commission et dans d’autres institutions n’est le fait que du népotisme», réagit-il, disant travailler «à faire avancer la cause de l’intégration régionale, à cultiver l’union et la solidarité dont nos États ont plus que jamais besoin».

 
GR
 

1 Commentaire

  1. messowomekewo dit :

    Les citoyens de l’Afrique centrale sont toujours là à se tirer entre les pattes. Aujourd’hui c’est M. Ona Ondo, demain à qui le tour? on s’étonne que la sous-région fasse du surplace, au lieu d’avancer!!!Je parie que cette fronde est menée par les camair, ils pensent être les meilleurs de notre espace… Il faut tenir bon M.Ona Ondo, le Gabon vous soutient.

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