Au quartier Cocotiers, dans le 2ᵉ arrondissement de Libreville, un présumé trafiquant de stupéfiants, Yann Ngoua, a été interpellé le week-end dernier par les agents de l’Office central de lutte antidrogue (Oclad). Lors de l’opération, les forces de l’ordre ont découvert un sac de voyage contenant une importante quantité de Tramadol, confirmant ainsi les soupçons qui pesaient sur lui. 

Le présumé trafiquant, Yann Ngoua. © l’Union

 

Selon des informations rapportées par le quotidien L’Union ce lundi 18 mai 2026, une opération menée à la suite de renseignements faisant état d’un trafic actif de stupéfiants dans le quartier Cocotiers, à Libreville, a conduit à l’interpellation d’un présumé trafiquant de drogue. Agissant discrètement, les enquêteurs ont investi un domicile situé sur un terrain familial, où trois individus ont été appréhendés, dont le principal suspect, Yann Ngoua, ainsi que ses deux frères. L’opération s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants dans la capitale.

Lors de la fouille des lieux, un sac de voyage a particulièrement attiré l’attention des agents. À l’ouverture, plusieurs comprimés de Tramadol y ont été découverts. Face aux enquêteurs, Yann Ngoua Obiang aurait reconnu être le propriétaire de la marchandise.

Toujours selon la même source, le mis en cause a déclaré résider à Malibé et s’être rendu à Cocotiers dans le but de livrer la drogue à un certain « Fat Joe », présenté comme un complice récurrent dans ce type d’opérations. Cependant, le complice présumé, alias «Fat Joe», est encore activement recherché.

Dans le même élan, il aurait également indiqué avoir déjà effectué une transaction similaire, pour laquelle il avait perçu 300 000 FCFA. Cette nouvelle livraison devait lui rapporter 700 000 FCFA. Sur le marché local, la plaquette de 10 comprimés serait écoulée à environ 10 000 FCFA à Libreville, tandis qu’elle pourrait atteindre jusqu’au triple à Port-Gentil, faisant de cette zone une destination prisée des réseaux de trafic.

Les «kobolos» au centre des inquiétudes des autorités 

Alors que cette substance, également connue sous le nom de «kobolo», circule de manière préoccupante dans plusieurs quartiers de Libreville, sa consommation, particulièrement répandue au sein d’une partie de la jeunesse, suscite de vives inquiétudes chez les autorités sanitaires et sécuritaires.

Pour rappel, le 10 mai dernier, le Parquet de la République avait procédé à l’incinération de plusieurs tonnes de stupéfiants saisis dans le cadre de diverses procédures judiciaires, pour une valeur estimée à près de 5 milliards de francs CFA. Parmi les produits détruits figuraient notamment de la cocaïne, du cannabis, de l’héroïne, du Skint ainsi que du Tramadol. Malgré ces opérations, le phénomène semble persister, laissant apparaître les limites des efforts déjà engagés.

Toutefois, les trois individus interpellés ont été placés en garde à vue, en attendant leur présentation devant les autorités judiciaires compétentes.

Thécia Nyomba 

 
GR
 

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