COP31 : le Gabon veut un «juste retour» pour ses efforts de préservation de l’environnement
Le Gabon veut un « juste retour » pour ce qu’il protège : à moins de trois semaines de la COP31, prévue du 9 au 20 novembre 2026 en Turquie, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a réuni le 23 octobre à Libreville les parties prenantes nationales pour faire le point sur les préparatifs. Au programme des priorités : le financement climatique, les négociations sur la production pétrolière et l’adaptation aux effets du changement climatique.

Instantané des échanges avec le vice-président du gouvernement, le 23 octobre 2026. © GabonReview (Capture d’écran)
Le Gabon accélère ses préparatifs pour la 31e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP31). Une séance de travail consacrée à l’état d’avancement de la participation gabonaise s’est tenue sous la présidence du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault. Les échanges ont notamment porté sur la contribution déterminée au niveau national (CDN), la coordination des actions engagées et la définition des orientations stratégiques à défendre lors de ce rendez-vous international.
Trois enjeux se dégagent de cette préparation. Le premier concerne la mobilisation des financements climatiques, afin d’obtenir davantage de ressources pour accompagner les efforts du Gabon en matière de préservation de l’environnement. Le deuxième porte sur les négociations techniques, particulièrement celles relatives à la production pétrolière, dont le plafonnement figure parmi les questions soulevées dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Enfin, le troisième enjeu concerne l’adaptation des pays en développement aux conséquences du changement climatique. «Comment les pays en développement sont-ils accompagnés pour pouvoir faire face aux effets du changement climatique dont ils ne sont pas les principaux responsables ?», a interrogé le ministre de l’Environnement et du Climat, Stephen Olouna Mouba, à l’issue de la rencontre.
Au-delà de ces questions techniques, Libreville entend également défendre le principe d’un retour équitable des efforts consentis en faveur de la protection de l’environnement. Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, accorde une attention particulière à ce dossier, selon Hermann Immongault. «La position du chef de l’État sur ce dossier, elle est double. D’abord réaffirmer l’engagement qui est celui de notre pays à être un acteur clé en matière de préservation de l’environnement et surtout tirer pleinement profit de cela, le principe du juste retour», a souligné le vice-président du gouvernement.
À travers cette participation, le Gabon entend donc concilier ses engagements environnementaux avec ses intérêts économiques et ses impératifs de développement. L’enjeu sera de faire reconnaître les efforts nationaux de conservation des écosystèmes, tout en obtenant des mécanismes de financement et d’accompagnement adaptés aux besoins du pays. La COP31 constituera ainsi une nouvelle tribune pour Libreville, appelée à défendre ses priorités dans des négociations internationales où se croisent urgence climatique, financement du développement et avenir des économies dépendantes des ressources fossiles.
















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