L’audience solennelle d’installation de Pamphile Moussavou Ibouanga comme Premier président de la Cour des comptes s’est tenue ce lundi 5 octobre, en présence du président du Conseil supérieur de la Magistrature, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Augustin Emane, ainsi que de plusieurs présidents d’institutions et diplomates. Une cérémonie à forte portée institutionnelle, qui marque, selon le ministère public, «la continuité de l’État, la permanence de la justice et la confiance placée dans celle et ceux auxquels la République confie la lourde responsabilité de rendre justice».

L’audience solennelle de rentrée des Cours et Tribunaux a consacré l’installation de Pamphile Moussavou Ibouanga comme premier président de la Cour des comptes. © Com. présidentielle

 

En présence du président de la République, président du Conseil supérieur de la magistrature, du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Augustin Emane, ainsi que de présidents d’institutions et des représentants des chancelleries étrangères, l’audience solennelle de rentrée des Cours et Tribunaux a consacré l’installation de Pamphile Moussavou Ibouanga comme premier président de la Cour des comptes. Nommé le 16 septembre 2026, il a pris la tête d’une institution au cœur de la gouvernance publique. «La Cour des comptes est ainsi placée au croisement de trois exigences, la régularité, la responsabilité et la performance de l’action publique», a assuré le ministère public.

Améliorer les délais de jugement, renforcer la qualité des contrôles, mieux communiquer

Dans ses réquisitions, le représentant du ministère public a fixé le cadre des responsabilités du nouveau Premier président. Au-delà de sa fonction juridictionnelle, la Cour des comptes doit conjuguer «la régularité, la responsabilité et la performance de l’action publique». Des défis ont notamment été soulignés, à savoir améliorer les délais de jugement, renforcer la qualité des contrôles, mieux communiquer sur les travaux de la juridiction et consolider l’éthique et la déontologie. Une feuille de route résumée par une exigence dont celui de «juger dans les délais raisonnables, avec des procédures maîtrisées, des décisions juridiquement solides et des résultats perceptibles».

S’exprimant à cette occasion, Pamphile Moussavou Ibouanga a placé son mandat sous le signe de la responsabilité, de la transparence et de l’efficacité. Il entend articuler son action autour de huit piliers, parmi lesquels le contrôle des deniers publics, le suivi des décisions financières, l’assistance au Parlement et au gouvernement, l’évaluation des politiques publiques, la transparence envers les citoyens et le renforcement des capacités de la Cour. Il prévoit également «la mise en œuvre d’un projet de construction du siège de la Cour des comptes» et la formation de ses agents, tout en accordant une attention particulière à la lisibilité de l’activité de la juridiction auprès des collectivités locales.

La qualité des rapports de contrôle et des décisions «fera la force de notre institution»

Cette nouvelle phase repose sur une exigence éthique assumée. Pour Pamphile Moussavou Ibouanga, la qualité des rapports de contrôle et des décisions «fera la force de notre institution». La réussite de son mandat dépendra ainsi de la cohésion des personnels, du respect de la déontologie et d’une justice financière davantage lisible pour les citoyens. Sa formule en résume la philosophie à savoir que «l’éthique formalise ce qu’il doit être, la déontologie lui rappelle comment il doit se conduire, et la loi lui indique ce qu’il doit faire».

Le Premier président de la Cour des comptes, nouvellement installé, remplace Alex Euv Moutsiangou alors qu’il s’apprêtait à lancer une vaste opération de recouvrement de 1 700 milliards de francs CFA de débets impliquant plus de 600 personnes physiques et morales, dont plusieurs grands commis de l’État. Il a été nommé Conseiller au Secrétariat permanent du Conseil supérieur de la magistrature. À noter qu’à l’occasion de cette rentrée solennelle des Cours et des Tribunaux 2026-2027, au terme des vacances judiciaires, le Premier président de la Cour de cassation, André Wora Alonda, et le Commissaire général à la Loi près le Conseil d’État, Jean-Gaspard Ondo Mintsa, ont également été installés.

 
GR
 

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