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 La Commission économique pour l’Afrique (CEA) a lancé le 10 septembre à travers une session virtuelle, son nouveau rapport  intitulé : «Faciliter le commerce transfrontalier grâce à une réponse africaine coordonnée face au Covid-19». Le document fait une évaluation critique des effets de la crise sanitaire du coronavirus sur le commerce frontalier et les lignes directrices connexes mises en place pour soutenir un commerce «sûr» en pleine pandémie.

La CEA recommande l’harmonisation des réglementations du commerce et des transports dans la lutte contre la pandémie du Covid-19. © D.R.

 

La Division de l’intégration régionale et du commerce de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) a procédé, le 10 septembre, à la faveur d’un webinaire au lancement officiel d’un rapport intitulé, «Faciliter le commerce transfrontalier grâce à une réponse africaine coordonnée face au Covid-19 ». Cette étude exhorte les pays africains à harmoniser les réglementations du commerce et des transports dans la lutte contre la pandémie du Covid-19.

«Le Covid-19 peut devenir la nouvelle norme pendant un certain temps, obligeant ainsi les gouvernements africains à s’adapter et à innover afin de faciliter de nouvelles méthodes sûres de mener des activités commerciales transfrontalières. Il sera crucial de maintenir autant que possible les flux commerciaux pendant la pandémie pour donner accès aux produits alimentaires et médicaux essentiels et limiter les effets négatifs sur les emplois et la pauvreté», a estimé le directeur de la division de l’intégration régionale et du commerce, CEA, Stephen Karingi.

A l’apparition de la pandémie sur le continent, tous les pays africains ont imposé divers degrés de restrictions sur la circulation transfrontalière de marchandises et de personnes, y compris la suspension de vols internationaux, les exigences de quarantaine pour les entrants et la fermeture des frontières terrestres et maritimes. Si la CEA estime que ces restrictions et réglementations ont aidé dans la bataille du continent contre le Covid-19, elle déplore cependant les effets négatifs de cette stratégie de riposte contre la propagation du virus, sur le commerce transfrontalier et l’activité économique. «Cela risque d’entraver les progrès du continent vers les objectifs de développement durable énoncés dans le Programme 2030 et les aspirations de l’Agenda 2063 », prévient le rapport.

En effet selon le rapport, le Covid-19 a accru l’urgence de faire mieux et de trouver des solutions innovantes pour faciliter un commerce transfrontalier sûr et efficace. Il sera important pour l’Afrique de maintenir et d’améliorer ces solutions post-Covid-19, afin de réduire les coûts commerciaux, stimuler la compétitivité et soutenir un commerce transfrontalier plus résilient face aux chocs futurs.

De ce fait, il est essentiel que les pays africains coopèrent pour harmoniser les réglementations frontalières du Covid-19 afin de réduire les retards, tout en ne portant pas atteinte à la sécurité des échanges. À cette fin, le rapport propose une mise en œuvre accélérée des lignes directrices existantes de la Communauté économique régionale (CER) en ce qui concerne le Covid-19, notamment en créant des comités de coordination régionaux dont la tâche principale est de traiter les questions opérationnelles aux frontières nationales.

En outre, ces efforts régionaux doivent également être coordonnés au niveau continental par l’intermédiaire de l’Union africaine. Compte tenu de la crise de Covid-19, un protocole commun de l’UA sur le commerce et le transport est nécessaire étant donné le chevauchement d’adhésion des CER et les objectifs communs de facilitation du commerce de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).

 
GR
 

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