HABANA

 

En juin dernier, la société Total Gabon a annoncé l’obligation pour son personnel d’être vacciné à la date du 15 septembre prochain. Une décision prise alors que le vaccin anti-Covid n’est pas obligatoire dans le pays. S’exprimant sur le sujet, le président du patronat gabonais, Alain Bâ Oumar, est on ne peut plus clair : «Aucune entreprise n’est au-dessus de la loi, encore moins celles affiliées à notre institution, dont le Code d’éthique en prévoit le strict respect».

«Chaque collaborateur reste libre d’accepter ou pas l’offre de vaccination qui lui est proposée par son employeur». Alain Bâ Oumar, président de la CPG, à propos de la vaccination contre le Covid-19. © D.R.

 

Souhaitant une reprise efficiente de son activité après les contrecoups de la crise du Covid-19, Total Gabon misant sur l’implication de l’ensemble de son personnel a récemment indiqué qu’il devrait obligatoirement être vacciné d’ici le 15 septembre 2021. L’initiative a été très mal perçue d’autant plus qu’elle va à l’encontre de la vision du gouvernement. Réagissant à travers le quotidien l’Union du 26 juillet 2021, le président de la Confédération patronale gabonaise (CPG), Alain Bâ Oumar, précise que «chaque collaborateur reste libre d’accepter ou pas l’offre de vaccination qui lui est proposée par son employeur».

En effet, au-delà de la motivation de l’entreprise pétrolière de faire vacciner ses employés, le 9 juillet dernier, la CPG signait avec les autorités en charge de la riposte contre le Covid-19, une convention pour la vaccination, par une unité mobile, des employés des entreprises affiliées à cette organisation patronale. Un service à la carte, expliquait le ministère de la Santé, ne rendant pas obligatoire la vaccination des employés.

Selon le président du patronat, «aucune entreprise n’est au-dessus de la loi, encore moins celles affiliées à notre institution dont le Code d’éthique en prévoit le strict respect». Alain Bâ Oumar fait en outre savoir que leur accord avec le Copil respecte la loi puisqu’il ne s’impose à aucune entreprise et que «chaque collaborateur reste libre d’accepter ou pas l’offre de vaccination qui lui est proposée dans ce cadre par son employeur». Si ce qui précèdent a le mérite d’être précis, il avance que les entreprises «ont par contre, pour la plupart, des règles et procédures de fonctionnement (qualité, sécurité, et autres) qui leurs sont propres, ou spécifiques aux secteurs d’activités ou groupes de sociétés auxquels ils appartiennent. Celles-ci s’appliquent à tous leurs collaborateurs dès lors qu’elles ne sont pas en contradiction avec la loi».

Voilà qui devrait ôter les doutes et les incompréhensions naissantes entre les organisations des travailleurs et les employeurs.

 
GR
 

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